L'Assemblée générale d'Enodia, ex-Publifin, approuve l'achat de 100% des parts de Brutélé, apprend-on ce lundi soir. Une étape attendue mais tout de même importante pour Enodia, qui pourra de la sorte débloquer la situation et faire grossir la valeur de Voo (détenu via sa filiale Nethys) en vue de sa revente.

L'approbation a été faite à "une très large majorité de 88,70 % (92,59% des voix favorables exprimées par la Province de Liège et 83,71% des voix favorables exprimées par les Communes)", peut-on lire dans leur communiqué.

"Il s’agit d’une opération interne au secteur public, qui constitue une étape préalable mais nécessaire à l’ouverture du capital de Voo SA à un partenaire stratégique (d’ici fin 2021, voire début 2022 selon le calendrier estimatif actuel)", confirme l'intercommunale.

La vente de Voo (toujours) en ligne de mire

"Brutélé et Enodia entretiennent depuis près de quinze années des liens étroits, dès lors qu’elles commercialisent depuis 2006 leurs services de télécommunication et de télévision sous une marque commune Voo" précise encore Enodia. Pour rappel, Brutélé disposait jusqu'aujourd'hui des droits sur le réseau Voo dans une trentaine de communes de Bruxelles et de Wallonie.

L'Assemblée générale valide donc l’accord trouvé précédemment entre Brutélé et Enodia qui visait donc la reprise du processus de vente de Voo, qui avait été abandonné en 2020 après une tentative ratée de cession au fonds américain Providence. Reste à confirmer les modalités de la vente de Voo qui, après plusieurs années dans le rouge, a affiché un résultat net de 12,5 millions d’euros pour l’année 2020, ce qui devrait augmenter la valorisation de l’opérateur par rapport aux tentatives de transactions passées. “On espère mieux vendre qu’à Providence”, avait d’ailleurs commenté récemment le CEO ad interim de Nethys, Renaud Witmeur, au début de cette année.