L'école de commerce belge privée Vlerick Business School, qui dispose de trois campus à Bruxelles, Gand et Louvain, vient de publier une toute nouvelle étude sur la rémunération des CEO d'entreprises cotées belges et néerlandaises. L'étude porte sur 41 sociétés en Belgique et 54 aux Pays-Bas, qui ont déjà publié leur rapport annuel et n’ont pas récemment changé de dirigeant.

Il ressort que le pourcentage de chefs d’entreprises cotées n'ayant pas reçu de bonus pour leurs performances est passé de 1 % en 2019 à... 16 % en 2020. En parallèle, 20 % des dirigeants ont dû accepter une baisse de leur salaire fixe, en générale entre 10 et 20 % de la somme. 

Neuf CEO ont renoncé d'eux-mêmes au bonus

Par ailleurs, à noter que neuf CEO, dont ceux d’ING, Randstad et Barco, ont renoncé d’eux-mêmes à leur bonus. Par exemple, chez Accell (entreprise de vélos néerlandaise), le chiffre d’affaires est grimpé de 17 %, mais le dirigeant a tout de même renoncé à sa prime, dès avril 2020.

De son côté, l’entreprise de lingerie Van de Velde a modifié son système au cours de l’année, afin qu’il corresponde mieux aux nouvelles circonstances. Ainsi, il est passé à seulement deux objectifs collectifs (chiffre d’affaires et rentabilité) et la base de calcul pour le bonus a été réduite de moitié.

Pour sa part, la société biopharmaceutique Oxurion a reporté ses primes pour 2020 et considérera 2020 et 2021 comme un ensemble pour la fixation du bonus. Enfin, KBC a ramené à 75 % du budget normal son budget bonus pour 2020.