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Et si l'on nationalisait la sidérurgie liégeoise...

BELGA

Publié le - Mis à jour le

Les syndicats demandent à l'Etat d'investir un milliard d'euros pour remettre tous les outils en état et placer des gens compétents à leur tête, a expliqué à BELGA le secrétaire général du SETCA Liège, Egidio Di Panfilo. La demande a été faite officiellement jeudi matin au formateur par la secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, et son homologue wallon, Thierry Bodson.

"Une telle opération a été réalisée à la FN Herstal par la Région il y a plusieurs années. Nous n'aurions sans doute pas formulé la même demande il y a quelques semaines mais l'Etat a débloqué plus de 4 milliards pour Dexia en un week-end. Pourquoi pas un milliard pour la sidérurgie liégeoise? La demande est en tout cas entre les mains d'Elio Di Rupo", a expliqué M. Di Panfilo.

La CGSLB parle de « mise à mort de la sidérurgie liégeoise »

La Régionale wallonne du syndicat libéral CGSLB dit fustiger le groupe ArcelorMittal qui « met des milliers de familles dans l'angoisse » en décidant de fermer la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise. Le syndicat estime que « la décision de fermeture d'un outil performant et nécessaire au développement d'un plan industriel intégré pour la sidérurgie liégeoise est une véritable mise à mort ». La CGSLB affirme encore s'inquiéter pour la phase à froid, et lance un appel au gouvernement wallon pour qu'il prenne ses responsabilités et agisse sur le comportement de Mittal, tout en préparant d'éventuelles solutions de remplacement sans attendre, précise un communiqué diffusé jeudi midi.

Une nationalisation est impossible, répond Marcourt

La nationalisation de la sidérurgie liégeoise telle que l'ont réclamée les syndicats n'est pas possible au regard des règles européennes, a souligné le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, interrogé dans les journaux télévisés. Selon le ministre, les traités européens ne permettent pas de prendre une telle initiative. "Cela n'a pas de sens. Ce n'est pas le rôle de la Région wallonne", a-t-on précisé à son cabinet. Seule une reprise par un opérateur industriel permettrait de sauver la ligne à chaud liégeoise. Or, pour cela, ArcelorMittal doit accepter de céder les outils qu'il souhaite fermer.

Mercredi soir, lors d'une réunion avec des représentants de la direction du géant sidérurgique -Jacques Pelerin, responsable du groupe pour la Wallonie et Robrecht Himpe, CEO de la division "plat carbone" pour l'Europe-, le ministre-président Rudy Demotte et le ministre de l'Economie Jean-Claude Marcourt ont évoqué la question. Ils attendent toujours une réponse.

Le front commun syndical d'ArcelorMittal a demandé jeudi matin au formateur, Elio Du Rupo, de nationaliser la sidérurgie liégeoise. D'après eux, l'Etat devrait investir un milliard d'euros pour remettre tous les outils en état. La demande a été faite officiellement jeudi matin au formateur par la présidente et le secrétaire général de la FGTB wallonne, Anne Demelenne et Thierry Bodson.

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