Oui, les familles avides de ski réservent tôt car c’est une clientèle qui planifie ses séjours et le prix de ceux-ci et se déplace pendant les vacances scolaires. Or le conseil des professionnels en la matière est clair : il faut d’autant plus se hâter que les vacances scolaires, hors le cas exceptionnel de l’hiver 2007-2008, "tombent" en même temps que celles (ou une partie de celles) des voisins. Exemple : la semaine de Carnaval coïncide avec deux zones françaises, certaines zones en Allemagne et les vacances anglaises et suisses. Même genre de schéma à Pâques, tandis que les périodes de Noël et Nouvel an sont carrément semblables dans tous les marchés. Le premier souci des clients ? La neige - ils ciblent donc l’altitude et la région la plus propice - et les prix, bien sûr, question de contexte économique Et quand on réserve tôt, on profite des prix bas et du choix.

1Où en est-on à l’heure actuelle dans les réservations ? Les réponses sont nuancées. "Elles ne sont pas au même niveau que l’an dernier", constate le porte-parole du tour-opérateur Jetair (groupe TUI). Chez Neckermann (groupe Thomas Cook), par contre, "elles sont en légère progression", assure Eddy Kindermans, le responsable de la distribution. "On voit que les clients ont envie de partir ; on voit énormément de "shoppeurs" dans les magasins." "C’est incroyable qu’il y ait déjà tant de grands appartements qui soient pris", indique, pour sa part, un agent de voyage à la recherche d’un logement pour six personnes en France. "Les demandes de locations suivent bien pour le moment", renchérit, de son côté, une responsable du site Internet Homelidays.com, qui se présente comme le numéro un européen des locations de vacances entre particuliers (plus de 50 000 locations). Tandis que "les réservations sont moins nombreuses que les autres années", dit-on dans une agence de Carlson Wagonlit Travel. Et que trouver une chambre à l’hôtel hors vacances scolaires relève du jeu d’enfant

2 Où vont les Belges ? En tête des destinations de ski, la France, toujours. Le marché belge a été évalué pour l’hiver dernier à 418 192 séjours. "La France a consolidé sa position de leader avec 47,2 % de parts de marché", souligne Atout France, l’agence de développement touristique de la France. On retrouve ensuite l’Autriche, fort prisée par les skieurs néerlandophones. On annonçait récemment des chutes de neige précoces dans les Alpes autrichiennes, "marquant le coup d’envoi d’une saison de ski prometteuse", selon Neckermann. Viennent ensuite la Suisse, l’Allemagne et l’Italie. Mais on note aussi des points de chute "de niche" qui se renforcent, à l’instar de la Bulgarie. "Elle gagne en popularité chaque année, pointe Eddy Kindermans. Auparavant, les gens avaient assez peur d’aller là-bas. Les pistes avaient mauvaise réputation. Mais cela a fortement changé." Avec à la clé, des tarifs avantageux. Il existe aussi un attrait pour l’Allemagne - "La présence de neige y est cependant beaucoup moins garantie." Ou pour la Finlande, malgré son prix plus élevé (trajet, vie sur place). A trois heures d’avion et, par exemple, à partir de 645 € la semaine en Laponie chez Thomas Cook. Avec des activités neige variées (comme la promenade en traîneau tiré par des huskies), une visite au Père Noël en sus !

3 Et les prix ? Quant aux prix, chez Jetair, on affirme que ce sont les mêmes que l’an dernier. Avec, un peu partout, des promotions, des "gadgets" en tous genres comme une réduction de 20 % sur les boissons au bar (chez Neckermann), la vignette autoroutière suisse remboursée par les hôteliers ou une réduction sur les skipass achetés à l’avance dans quasi toutes les stations françaises (chez Jetair).