La Sogepa annonce lundi avoir signé un accord avec un candidat repreneur de Durobor, qui a le projet de relancer l’activité de production et de décoration au sein de la gobeleterie de Soignies dont on avait appris la faillite le 30 avril. "Cette candidature est le fruit d’un partenariat entre un Etat souverain du Golfe persique et une société privée spécialisée dans ce type de projets", précise Renaud Witmeur, le patron de la Sogepa, actionnaire à 48% de Durobor.

Un plan d’investissement "majeur" est prévu dans l’outil et le projet repose "sur une stratégie de long terme dont l’ambition est de faire de Durobor un leader mondial dans son secteur". "Dans le cadre de l’accord signé, pour démontrer le sérieux de sa marque d’intérêt, ce candidat s’est engagé à couvrir la moitié des coûts nécessaires pour la mise à l’arrêt progressif du four de Durobor, la Sogepa, en sa qualité de propriétaire de l’installation (Durobor Real Estate) couvrira l’autre partie des dépenses. Ce processus, qui vise à permettre le redémarrage ultérieur du four, se déroulera sur une période de plus ou moins 3 semaines", signale Renaud Witmeur.

Si ce projet est retenu, l'objectif de la Sogepa est d'annoncer un accord pour le 15 juin.

A ce stade, le nom du candidat repreneur ne peut pas être dévoilé, à cause d'une clause de confidentialité. Mais ces potentiels futurs propriétaires de Durobor devraient révéler leur identité et leur projet lors d’une conférence en presse organisée en Belgique d’ici la fin du mois de mai.

Le second candidat repreneur, Frédéric Willems de la gobeleterie de Soignies Tradyglass, n'est toutefois pas écarté des négociations avec le bras financier de la Région wallonne, indique Renaud Witmeur.

S’il n’y a finalement pas de repreneur, la Sogepa et Durobor Real Estate "œuvreront à la réalisation d’un projet reconversion du site en lien avec les autorités locales et régionales", déclare-t-il encore.

Pour Stefano Fragapane, permanent syndical FGTB, cette annonce de la signature d'un accord de reprise de Durobor est "une lueur d'espoir. Il faut y croire mais ne pas se réjouir trop vite non plus car, même si le projet a l'air important et sérieux, nous attendons des précisions sur le nombre d'emplois qui seront conservés, les conditions de travail, les investissements".