Dans le dossier de la faillite de Durobor, annoncée le 30 avril, on devrait savoir vendredi si les deux projets de reprise de la dernière gobeleterie de Belgique, située à Soignies, qui ont été remis à la curatelle sont crédibles et retenus, fait savoir jeudi la Sogepa. Le bras financier de la Région wallonne est actionnaire à 48%, propriétaire des bâtiments, des outils de production et de la marque Durobor.

Pour rappel, un industriel étranger, dont l'identité n'est pas connue, souhaite reprendre l'usine dans son ensemble et relancer la production de verres. L'autre, c'est TradyGlass, une petite gobeleterie de Soignies spécialisée dans la décoration de verres, qui ne veut faire à Durobor que de la décoration de verres, projet pour lequel le four de Durobor n'a pas d'utilité. Le four est actuellement maintenu en veille, aux frais de la Sogepa, afin de rendre possible une future activité de production sur le site.

La Sogepa signale jeudi qu'elle entamera vendredi les négociations avec le candidat repreneur Frédéric Willems (TradyGlass) et qu'elle devrait finaliser aujourd'hui les discussions avec l'autre candidat.

"Au terme de cette négociation, l’objectif est de voir s’il y a une seule offre de reprise potentielle, venant de Tradyglass, ou bien deux", explique Renaud Witmeur, le patron de la Sogepa. "Nous négocions avec le candidat qui veut faire de la production une participation financière pour les coûts liés à l’entretien du four durant cette période transitoire. Si un tel accord est finalisé dans les prochaines 24 heures, la Sogepa organisera une réunion avec les représentants syndicaux de Durobor pour faire le point de la situation avec eux", ajoute-t-il.