Les rayons des magasins sont remplis de plus en plus de produits bon marché ("premiers prix") et de produits de marques de distributeurs présentés à côté des produits de marques nationales. Le consommateur peut-il faire confiance à ces produits attrayants d'un point de vue financier ? Le Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs) a examiné 163 produits pour se faire une opinion.

D'une façon générale, il n'est pas possible, dit le Crioc, de distinguer la qualité des produits sur base de la marque et du prix à travers la composition et l'étiquetage du produit. Difficile selon lui de conclure qu'il existe une relation causale entre le prix et la qualité du produit concerné. Tout dépend du " scénario mis en oeuvre " par les fabricants. 1) Soit la différence de prix ne se justifie pas par une différence de qualité nutritionnelle évidente et le consommateur devra sélectionner le produit en fonction de ses qualités organoleptiques; 2) Soit la différence porte sur la quantité des ingrédients et le consommateur peut choisir en fonction de l'information disponible sur l'emballage (quand elle existe...); 3) Soit la différence porte sur la nature des ingrédients mais qui n'influence pas vraiment la valeur nutritionnelle du produit. Dans ce cas, le consommateur peut choisir en fonction du prix; 4) Soit la différence porte sur la nature des ingrédients qui peut influencer la valeur nutritionnelle du produit. Dans ce cas, le consommateur a tout intérêt à choisir un produit de qualité à un bon prix.

Ces scénarios peuvent varier quel que soit le type de positionnement envisagé (marques nationales, marques de distributeur, "premiers prix"), souligne le Crioc. " Ainsi, le premier prix peut être d'un bon rapport qualité prix !", dit-il.

Les consommateurs sont invités à faire preuve de plus de vigilance. D'autant que l'information mise à leur disposition n'est pas toujours pertinente. Elle ne permet pas un choix judicieux ou même, est carrément absente, notamment dans le cas des produits transformés. " Un renforcement de l'information doit passer par un étiquetage adapté ", conclut le Crioc.