Les responsables de la coopérative avaient déclaré, mi-juillet, qu'ils se donnaient encore quelques semaines pour tenter de réunir les fonds nécessaires à la concrétisation du projet, qui représentait un budget important de 360 millions d'euros.

La coopérative avait bon espoir de mener à bien la construction de la sucrerie "la plus moderne d'Europe", tant d'un point de vue énergétique qu'environnemental, d'autant que plusieurs campagnes de souscription avaient permis de porter le nombre de coopérateurs à 1.600 (1.400 agriculteurs betteraviers et 200 sympathisants) et leur investissement à 58 millions d'euros. A cela s'ajoutaient des investisseurs publics et privés à hauteur de 64 millions d'euros et diverses subventions à concurrence de 11 millions d'euros.

Enfin, le projet de sucrerie pouvait compter sur une garantie d'approvisionnement dans la durée apportée par les coopérateurs betteraviers.

Aussi importants soient-ils, les fonds propres réunis devaient être complétés de financements bancaires. C'est à ce niveau, semble-t-il, que le bât blesse.

"Des démarches complémentaires, nombreuses et variées, ont été menées par la CoBT auprès de partenaires potentiels et d'institutions financières internationales pour tenter de boucler le financement du projet, sans succès à ce jour", souligne mardi la coopérative, qui estime avoir exploité l'ensemble des pistes de solutions disponibles aujourd'hui.

La procédure qui permettra le remboursement de l'investissement des coopérateurs sera prochainement enclenchée. Quant au devenir de la coopérative, il sera déterminé "ultérieurement".

"Par ce projet concret et sa médiatisation, la CoBT espère avoir contribué à faire germer, directement ou indirectement, d'autres projets coopératifs agricoles visant à rendre aux agriculteurs davantage de maîtrise de leur destin. Une rémunération équitable de la production agricole reste le meilleur gage de durabilité pour chaque filière concernée", conclut la coopérative.