A l’occasion de la convocation à son assemblée annuelle le 17 mai, la Banque nationale a rendu publics les noms des nouveaux régents. Il s’agit de Georges Van Keerberghen (Boerenbond), Thierry Bodson (FGTB), Géraldine Thiry (professeur à l’Ichec), Louise Fromont (chercheuse en économie) et Helga Coppen (SERV). Ces trois dernières ont été désignées par le gouvernement fédéral, qui a droit à désigner neuf des quatorze régents.

Le conseil de régence sera ainsi composé d’une majorité de femmes à l’issue de l’AG. L’experte en matière de pensions Marjan Maes, qui avait travaillé au cabinet du ministre N-VA Jan Jambon, et Fabienne Bister, de la moutarderie éponyme, ne voient pas leur mandat renouvelé.

Echange de vues

Cette féminisation du conseil de régence contraste avec un comité de direction entièrement masculin depuis le départ de Marcia De Wachter. Son remplacement en janvier 2019 par un homme, l’ancien ministre des Finances CD&V Steven Vanackere, avait d’ailleurs conduit à une réforme de la gouvernance de la BNB. Réforme qui, on le voit, féminise le conseil de régence lequel est surtout un lieu d’échanges de vues, sa principale compétence étant limitée à approuver le budget de la Banque.

Une femme pourrait-elle être bientôt désignée au comité de direction ? Le mandat de Tim Hermans (étiqueté Open VLD) vient d’être renouvelé. Le prochain mandat venant à échéance est celui de Jean Hilgers (CDH) en 2023. A voir s’il sera renouvelé malgré son étiquette politique.