"C'est parfois pire que samedi" qui avait marqué le lancement de la liquidation, avec des remises de 75% sur l'ensemble des produits, selon Sven De Scheemaeker. La situation avait dégénéré en certains endroits, nécessitant une intervention policière. Des magasins ouvriront également leurs portes avec du retard en ce début de semaine.

"Par endroits, ce fut le carnage au lancement de la vente... ce qui a nécessité pas mal de rangement", selon le syndicaliste qui précise qu'il a reçu des signaux du personnel lui indiquant que des renforts ont été mobilisés comme promis. "Mais du côté de la maison de ventes aux enchères (Moyersoen, responsable de la liquidation des stocks, NDLR), les engagements restent assez vagues", regrette-t-il.

Constatant la ruée vers les enseignes Brantano, le syndicat ACV Puls invite le personnel à appeler immédiatement la police en cas d'urgence. Un magasin peut également être fermé (temporairement) jusqu'à ce que la situation se normalise, précise le syndicat chrétien.

On devrait en savoir plus demain/mardi au plus tard sur le rachat de l'entreprise. Sven De Scheemaeker se dit "plutôt pessimiste" quant au nombre de magasins qui pourraient être repris. "Seulement 30 à 40, je le crains", ponctue-t-il.