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Le 3 octobre dernier, la justice luxembourgeoise avait condamné en référé le groupe LSK, sa filiale Assya et son principal actionnaire Thierry Leyne à payer 2 millions d'euros à l'assureur Bâloise-Vie Luxembourg qui réclamait depuis juillet dernier le remboursement de titres du groupe LSK qui étaient dans son portefeuille.

Lundi, la société Assya Asset Management, contrôlée par LSK (co-fondé par DSK), a demandé à la justice luxembourgeoise à être placée en procédure de "sursis de paiement", après avoir été condamnée en référé le 3 octobre à payer 2 millions d'euros à l'assureur Bâloise-Vie Luxembourg. La demande est intervenue au lendemain du suicide de Thierry Leyne, le principal actionnaire du groupe financier Leyne Strauss-Kahn (LSK), qui contrôle Assya Asset Management, une société spécialisée dans le conseil en investissement et la gestion de fortune.

Selon le droit luxembourgeois, cette procédure distincte du redressement judiciaire et de la faillite peut s'appliquer quand le crédit de l'établissement concerné est "ébranlé" ou en cas d'"impasse de liquidité". Elle donne automatiquement une protection contre les créanciers, jusqu'à ce que le tribunal se prononce définitivement, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines.

Coup de théâtre : on apprend aujourd'hui que l'ancien directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, avait renoncé à la présidence du fonds d'investissement LSK & Partners trois jours avant le suicide de son associé, a indiqué mardi le conseil d'administration de la société luxembourgeoise. Cofondateur avec M. Leyne du fonds LSK (Leyne-Strauss-Kahn) en octobre 2013, M. Strauss-Kahn avait "souhaité pouvoir se consacrer à ses autres activités", explique LSK dans un communiqué.

Par conséquent, l'homme d'affaires franco-israélien Thierry Leyne "avait été réélu président du conseil d'administration" lundi 20 octobre, trois jours avant son suicide par défenestration à Tel-Aviv (Israël). Thierry Leyne, 48 ans, fondateur en 1994 de la firme financière Assya Capital, avait déjà occupé cette fonction avant de céder la place à M. Strauss-Kahn.

Le conseil d'administration a désigné Michel Jollant, directeur financier et administrateur délégué, en tant que nouveau président de LSK et a "examiné les mesures adéquates à prendre dans l'intérêt de ses clients et de ses actionnaires".

Des différents entre les deux hommes

Selon le Parisien, le partenariat entre DSK et Thierry Leyne n'était plus des meilleurs. Le journal rapporte que Thierry Leyne "aurait caché des choses graves sur leurs affaires communes". Ainsi, "depuis l'été, Dominique Strauss-Kahn râlait contre Thierry Leyne", rapporte une source proche du dossier au Figaro. "Il sentait que quelque chose n'allait pas".