Le gouvernement a tenu compte du fait qu'il devrait peut-être réinjecter de l'argent d'ici la fin de l'année dans Fortis Banque, écrit mardi De Tijd.

Lors des négociations sur la vente de 75% de Fortis Banque à BNP Paribas, des analyses, montrant que le ratio de solvabilité "Tier 1" de Fortis Banque pourrait passer sous le seuil de 9,2%, ont été mises sur la table. Si c'était le cas, il a été convenu que l'Etat belge devrait souscrire jusqu'à 2 milliards d'euros.

La participation de l'Etat dans Fortis Banque pourrait ainsi augmenter à un maximum de 49,9%. Du capital pourrait aussi être injecté sans que cela mène à une dilution de l'actionnariat existant. Cette formule avait été retenue pour KBC. Le capital du bancassureur avait été relevé sans que de nouvelles actions soient émises.

Si la participation de l'Etat belge devait augmenter, cela pourrait lui donner davantage de pouvoir au sein de Fortis Banque. Un accord est également prévu dans ce sens. Actuellement, l'Etat peut désigner deux représentants au sein de Fortis Banque pour six à BNP Paribas.

Cela signifie que des administrateurs vont devoir quitter le conseil d'administration. Deux des quatre administrateurs de l'Etat vont le quitter: Jean-Paul Pruvot et Emiel Van Broekhoven qui siégeront au conseil d'administration de BNP Paribas.