Le cabinet d'avocats Modrikamen, qui représente près de 2.400 actionnaires de Fortis holding, espère que le délai d'une semaine supplémentaire convenu ce vendredi permettra "d'ouvrir le jeu" dans le dossier Fortis et d'explorer d'autres solutions, comme la piste du "stand alone" pour Fortis Banque.

Le gouvernement belge, BNP Paribas et Fortis Holding se sont mis d'accord ce vendredi pour reporter au 6 mars l'échéance du protocole d'accord relatif à la vente d'actifs de Fortis au groupe bancaire français. Conclu en octobre, ce protocole devait normalement expirer le 28 février.

"Nous espérons que ce délai va être mis à profit pour ouvrir le jeu et qu'il va permettre au gouvernement belge d'envisager l'alternative du stand alone", a déclaré à l'agence Belga Me Olivier Bonhivers, du cabinet Modrikamen.

En compagnie d'autres associations d'actionnaires, parmi lesquelles Deminor, Test-Achats, l'ADAF et Euroshareholders, le cabinet Modrikamen a présenté la semaine dernière un plan pour Fortis, privilégiant un destin en solitaire pour Fortis Banque et excluant que la banque soit adossée à BNP Paribas.

"Quel que soit l'accord trouvé, il devra être avalisé en assemblée générale et devra donc être satisfaisant pour les actionnaires", avertit encore Me Bonhivers.

Réunis en assemblée générale le 11 février dernier, les actionnaires de Fortis avaient rejeté à une courte majorité la vente de Fortis banque et d'une partie de Fortis Insurance Belgium (FIB) au groupe bancaire français BNP Paribas.