Le groupe, dirigé par le Français Arnaud Lagardère et propriétaire de l'éditeur Hachette, des boutiques Relay ou encore des médias Europe 1, Paris Match et Journal du Dimanche, avait enregistré au troisième trimestre un chiffre d'affaires en recul de 38% à 1,2 milliard d'euros.

Les revenus de la branche de distribution dans les gares et aéroports (boutiques Relay et duty free) se sont notamment effondrés de 66% à 393 millions d'euros, après avoir déjà reculé de 55% au premier semestre.

Les prêts garantis par l'Etat (PGE) permettent de faciliter l'octroi d'un emprunt à une entreprise ayant des difficultés de trésorerie. En cas de non-remboursement, l'État s'engage à prendre à sa charge la majeure partie du reste du crédit à rembourser, en l'occurrence 80%.

Selon le texte de l'arrêté, Lagardère SCA a souscrit cet emprunt auprès de douze établissements bancaires, dont BNP Paribas, Commerzbank et Société Générale.

Le groupe familial, qui est coté en Bourse et a un statut de société en commandite par actions (SCA), fait par ailleurs l'objet d'une fronde de ses deux premiers actionnaires, le groupe Vivendi et le fonds Amber: ils représentent ensemble 49% du capital et critiquent la gouvernance d'Arnaud Lagardère, mais ont échoué jusqu'à présent à obtenir la convocation d'une assemblée générale extraordinaire.