La Belgique n’aura pas droit à une "golden share" (action avec droit de veto) dans l’ensemble GDF Suez (maison-mère d’Electrabel). Comme l’indiquait le "Tijd", Herman Van Rompuy a donné cette information jeudi lors d’une question à la Chambre posée par François Bellot (MR). "Depuis 2006, des promesses ont été faites mais sans obtenir aucun résultat. J’ai dès lors estimé important de procéder à des avancées dans ce dossier en bonne compréhension avec le gouvernement français et le groupe Suez lui-même", a répondu le Premier ministre.

A défaut de "golden share", le gouvernement belge travaille à la mise sur pied d’un comité de concertation tripartite où siégeront les ministres français et belge de l’Energie ainsi qu’un représentant de la direction générale de GDF Suez. Ce comité se réunira préalablement aux conseils d’administration afin de se concerter sur des points inscrits aux conseils qui peuvent avoir un impact sur la sécurité d’approvisionnement d’un pays. Les négociations sur cette procédure de concertation sont "dans une phase finale". Commentaire de M.Bellot : "Monsieur le Premier ministre, c’est selon moi un recul par rapport à l’accord qui avait été pris".

Tim Vermeir, avocat dans le cabinet Publius, ne partage pas cet avis. "Je ne vois pas pourquoi la Belgique aurait droit à une golden share dans une société spécialisée dans la production et la fourniture d’énergie. Elle n’en n’a jamais eue dans Electrabel. L’Etat français, principal actionnaire de GDF Suez, a juste droit à un commissaire du gouvernement", nous a-t-il expliqué.

Par rapport au comité de concertation, il fait une remarque : "combien de fois le conseil d’administration sera-t-il appelé à se prononcer sur la sécurité d’approvisionnement ? N’aurait-il pas été plus utile d’assurer le suivi du comité de direction ?".