General Motors a nettement réduit ses pertes en 2006, après une perte record en 2005. Le premier constructeur automobile américain et mondial a fait état d'une perte nette de 2 milliards de dollars en 2006 après un résultat négatif de 10,4 milliards en 2005. Les pertes 2005 et 2006 reflètent les lourdes charges provisionnées par General Motors (GM) pour financer sa restructuration en Amérique du nord, le groupe devant assumer le coût des fermetures d'usines et de la suppression de 35000 emplois.

Le constructeur, qui lutte pour regagner sa compétitivité aux Etats-Unis face aux concurrents asiatiques, a énuméré les points positifs, à commencer par la perte 2006 réduite et même un bénéfice au 4e trimestre (950 millions, grâce à la cession de 51 pc de sa division financière GMAC). GM a aussi amélioré ses flux de trésorerie dans l'automobile, bien qu'ils restent négatifs (-3,8 milliards en 2006 contre -8,6 milliards en 2005). Le groupe a réalisé des économies sur ses coûts fixes plus importantes que prévu (6,8 milliards au lieu de 6 milliards). GM a confirmé qu'il atteindrait en 2007 son objectif de 9 milliards d'économies sur ses coûts de fonctionnement. "Nos performances de l'an passé reflètent les progrès significatifs que nous avons faits pour transformer GM en un groupe plus concurrentiel", a déclaré son PDG Rick Wagoner. "Mais personne chez GM ne crie victoire", a-t-il ajouté. "Nous savons tous que nous avons encore beaucoup à faire pour regagner une croissance de notre activité et une rentabilité durables, ainsi que pour dégager des flux de trésorerie positifs."

GM a dégagé un chiffre d'affaires annuel de 207 milliards qui surpasse les 168,85 milliards envisagés par le marché. Dans l'automobile, GM a encore perdu des parts de marché aux Etats-Unis, en détenant à fin 2006 13,5 pc contre 14,1 pc en 2005. La région Amérique du nord accuse à elle seule une perte de 4,6 milliards de dollars. A la mi-séance, à Wall Street, le titre General Motors reculait de 2,39 pc à 29,78 dollars. (AFP)