Le premier constructeur automobile mondial, l’Américain General Motors, va supprimer 30.000 emplois dans la production, soit 9% de ses effectifs mondiaux, et fermer neuf sites en Amérique du Nord d’ici 2008.

Rick Wagoner, le PDG de General Motors, a fait cette annonce lundi lors d’un discours devant les employés du siège de la compagnie à Detroit avant l’ouverture des marchés financiers américains.

Le chiffre annoncé lundi est supérieur de 5.000 à celui que le constructeur envisageait jusqu’à présent (25.000).

GM espère ainsi réduire ses coûts de sept milliards de dollars (six milliards d’euros) d’ici la fin 2006, soit un milliard de dollars de plus que prévu, et retrouver sa rentabilité et sa croissance à long terme.

Parmi les sites concernés par les fermetures figurent les usines d’assemblage d’Oklahoma City (Oklahoma), de Lansing (Michigan), de Spring Hill (Tennessee), de Doraville (Géorgie) et de la province canadienne de l’Ontario. L’usine de Moraine (Ohio) sera touchée par des suppressions d’emplois, mais ne sera pas fermée.

En outre, une usine fabriquant des moteurs sera fermée à Flint (Michigan) ainsi que divers sites à Pittsburgh (Pennsylvanie), Ypsilanti (Michigan) et Portland (Oregon).

"Les décisions que nous annonçons aujourd’hui ont été très difficiles à prendre en raison de leur impact sur nos employés et des villes où nous vivons et travaillons", a déclaré M. Wagoner aux journalistes. "Mais ces mesures sont nécessaires pour que GM aligne ses coûts sur ceux de ses principaux concurrents mondiaux. En bref, elles représentent une part essentielle de notre plan de retour à la rentabilité de nos activités en Amérique du Nord dès que possible." A la bourse de New York, l’action GM a progressé de 18 cents à 24,23 dollars lors des premières cotations à Wall Street.