La faillite de la société GlobeGround a entraîné des retards sur certains vols hier matin à l'aéroport de Bruxelles-National. L'enregistrement des bagages des compagnies aériennes Lufthansa et Austrian Airlines a été perturbé. Le personnel de GlobeGround, chargé des bagages des deux compagnies, a arrêté le travail. Certains départs ont dû être postposés d'une trentaine de minutes en moyenne. Aucun vol n'avait toutefois dû être supprimé en milieu de journée.

Une certaine confusion régnait l'après-midi, y compris au niveau de la communication. Selon certains observateurs sur place, aucune solution n'avait encore été trouvée en fin d'après-midi. Selon eux, les vols des deux compagnies ont dès lors subi des retards, parfois importants. Mais du côté de Lufthansa, on affirmait que tout était rentré dans l'ordre: la société Belgian Ground Services (BGS), qui s'occupe également du traitement des bagages, a repris les activités de GlobeGround, ce qui devrait permettre de résorber les retards, selon la compagnie. Austrian Airlines minimisait également les difficultés et parlait d'une « situation normale ».

Les syndicats de GlobeGround, déclaré en faillite jeudi, ont quant à eux fait état de problèmes de sécurité, certains bagages ayant été, selon eux, embarqués sans aucun contrôle. Biac (Brussels international airport company), qui gère l'aéroport, a aussitôt démenti cette information.

Par ailleurs, le curateur de la faillite a convoqué une nouvelle fois, vers 17h30, des représentants des différentes parties concernées, à savoir la Lufthansa, les syndicats, Biac -la société assurant la gestion de l'aéroport- et BGS, a indiqué Lode Verschingel, permanent syndical de la LBC, la centrale flamande des employés de la CSC.

Mais cette réunion n'avait pas encore été entamée à 18h, la société BGS brillant par son absence. Selon le responsable syndical, le directeur de BGS, Jean Muls, aurait refusé de s'y rendre «par crainte d'être pris en otage par les syndicats». Furieux de cette déclaration, les syndicats n'en continuent pas moins d'espérer la tenue de cette réunion visant à trouver une solution transitoire. Les syndicats avaient prévenu jeudi des risques de chaos qu'entraînerait une faillite.

© La Libre Belgique 2005