L'action du constructeur automobile américain General Motors (GM) a gagné du terrain lundi à la Bourse de New York, portée par l'accord vendredi entre son ex-filiale Delphi et le syndicat de branche UAW en vue de réduire les coûts salariaux. Les analystes étaient optimistes pour GM, dont le sort reste étroitement lié à l'équipementier automobile Delphi, pourtant autonome depuis 1999. «Il s'agit d'une nouvelle étape vers la résolution du problème des prestations salariales élevées chez Delphi, (...) ce qui est positif pour GM car cela réduit le risque d'une grève» chez l'équipementier, relevait ainsi Himanshu Patel, de JPMorgan.

Delphi et l'UAW ont conclu un accord pour étendre à un plus grand nombre d'employés affiliés à ce syndicat -24 000 environ- un plan de départs anticipés qui avait été dévoilé le 22 mars. Le financement de ces départs, supporté par GM, devrait se situer entre 1,5 et 2 milliards de dollars selon l'analyste de JPMorgan. GM, en pleine restructuration, est déjà exposé à hauteur de 5,5milliards de dollars pour le redressement de Delphi. L'équipementier, placé depuis octobre sous la protection de la loi sur les faillites, avait conclu en mars un accord tripartite avec l'UAW et avec GM afin de proposer un plan de départs anticipés devant permettre de réduire les coûts salariaux chez les deux groupes. Les employés ont jusqu'au 23 juin pour se prononcer. Mais, selon plusieurs analystes, cet accord initial a d'ores et déjà été retenu par plus d'employés qu'escompté, ce qui permettra autant à GM qu'à Delphi d'atteindre leurs objectifs de réductions d'effectifs de respectivement 30 000 et 8 000 personnes.

© La Libre Belgique 2006