"GM va prendre toutes les mesures nécessaires pour restructurer avec succès la compagnie, ce qui pourrait comprendre un processus sous supervision judiciaire", a indiqué le groupe dans un communiqué publié quelques minutes après l'intervention du président Barack Obama sur l'automobile.

Le groupe de travail sur l'automobile mis en place par M. Obama avait estimé dans ses conclusions qu'un dépôt de bilan, suivi d'une restructuration sous contrôle judiciaire, pourrait constituer la "meilleure chance de succès" pour General Motors et pour son petit concurrent Chrysler.

Chrysler n'a pour sa part pas évoqué l'option du dépôt de bilan mais a indiqué, dans un communiqué séparé, qu'il "travaille étroitement avec l'Administration, le Trésor américain et le groupe de travail pour garantir le soutien de toutes les parties prenantes" à son plan de viabilité.

Chrysler a aussi assuré qu'il opérerait "normalement" au cours des 30 jours qui lui ont été impartis par Washington pour conclure un accord définitif avec l'italien Fiat. Le constructeur a rappelé les bienfaits potentiels de l'accord de principe conclu en janvier avec Fiat, en termes d'apports de technologies pour Chrysler.

General Motors était jusqu'alors très hostile à l'option du dépôt de bilan, car il estimait que les consommateurs américains se détourneraient encore plus de ses produits, au motif qu'une société en faillite ne serait pas en mesure d'honorer la garantie sur ses voitures. Le groupe de travail de la Maison Blanche a indiqué qu'en cas de dépôt de bilan de l'un ou l'autre constructeur, la garantie sur leurs voitures serait assumée par le gouvernement de manière "automatique". "Le Trésor américain va travailler avec les constructeurs automobiles pour fournir un crédit de sûreté" permettant d'assurer cette garantie, et "s'engagera à honorer cette garantie dans le cas où le constructeur ne le pourrait pas", avait-il indiqué dans son rapport.

Dans son communiqué, GM souligne malgré tout que sa "préférence forte" reste pour une restructuration sans dépôt de bilan préalable. Cité dans le texte, le nouveau directeur général Fritz Henderson, qui remplace Rick Wagoner dont la Maison Blanche a exigé la tête, a reconnu que les demandes des pouvoirs publics étaient très "exigeantes". "Nous avons des défis significatifs devant nous et un calendrier très serré", a estimé M. Henderson. "La route est dure mais l'objectif final - un GM plus mince, plus fort et viable - est un objectif que nous partageons".