Les robotaxis de Google ne seront dans un premier temps utilisés que par des employés de Waymo, volontaires pour récolter des données qui serviront à améliorer la technologie.

À Phoenix, le service commercial sans chauffeur est disponible pour un nombre limité de clients. La ville américaine, située sur une plaine, bien quadrillée, peu piétonne et très ensoleillée, se prête bien à l’exercice. À San Francisco, Waymo va devoir faire face "aux collines qui s’enchaînent et aux grandes routes sableuses le long de l’océan, aux rues étroites et aux autoroutes, aux pistes cyclables et aux rails des trams", note la société. Sans compter sur la météo plus nuageuse et moins prévisible, notamment avec l’épais brouillard en été. "Construire un service de conduite autonome qui puisse affronter cette complexité en toute sécurité et de façon efficace représente un immense défi d’ingénierie", ajoute l’entreprise. La firme assure avoir déjà commencé à adapter ses capteurs et logiciels à un environnement urbain plus dense et plus volatil, pour détecter même les piétons qui traversent la route en dehors des clous, en surgissant de derrière un véhicule, par exemple.

Waymo a acquis une longueur d’avance sur les autres sociétés dans la course à la technologie autonome, comme Tesla et Uber. Une voiture autonome Uber a été mise en cause dans un accident mortel en mars 2018, ce qui avait forcé la plupart des groupes engagés dans cette technologie à réévaluer leurs systèmes de sécurité.