Le ministre fédéral démissionnaire des Finances Didier Reynders (MR) a relancé dimanche l'idée de créer des euro-obligations, afin notamment de venir en aide à la Grèce, dont les comptes publics sont dans un état particulièrement préoccupant.

Inquiet des déclarations récentes sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, ou d'une restructuration lourde de sa dette, M. Reynders juge qu'il faut absolument éviter ces voies, et chercher plutôt une "vraie solution européenne" à cette crise, laquelle passe, selon lui, par la mise sur pied d'euro-obligations qui seraient couvertes par l'ensemble de la zone.

"Je peux comprendre que cela crée quelques réticences, notamment en Allemagne, mais c'est une solution qui me paraît de bon sens. De toute façon, tôt ou tard, il y aura des obligations européennes", a-t-il commenté dimanche soir. "Il faut préserver l'unicité de la zone euro. Je trouverais absurde qu'on ait pas ce débat sur les eurobonds. La prochaine réunion de l'Eurogroupe est le 20 juin. On a donc le temps d'ici là d'imaginer les différentes hypothèses. On n'y échappera pas", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les hésitations du FMI et de la Commission européenne à débloquer la tranche d'aide à la Grèce prévue en juin, le ministre belge indique attendre lui aussi les résultats de la mission conjointe de la Commission européenne, du FMI et de la Banque centrale dépêchée à Athènes la semaine dernière.