Ce mardi, l'entreprise GSK annonce un investissement de près de 100 millions d'euros pour son site de Rixensart, afin de "consolider et centraliser" ses activités de recherche et développement sur son site belge, confirmant ainsi "le rôle stratégique de la Belgique dans la recherche et développement des vaccins" de l'entreprise de recherche pharmaceutique et de soins de santé.

Une nouvelle patronne pour Rixensart

Le site abrite la plus grande unité de recherche et développement (R&D) de vaccins au monde ainsi que des activités de production de vaccins, comptant 1 800 collaborateurs. L'investissement permettra d'y centraliser, au sein d'un bâtiment moderne, toutes les activités de laboratoire clinique.

"Concrètement, ce site accueillera de tout nouveaux laboratoires intégrant la culture 'smart- labs' afin de permettre une grande flexibilité de ce laboratoire du futur. Les superficies mais également les équipements seront modulables et permettront d'assurer l'innovation et la performance de la recherche et développement. Finalement, un système entièrement automatisé permettra de gérer les échantillons cliniques arrivant à Rixensart depuis tous les sites cliniques à travers le monde où des études cliniques sont en cours, jusqu'à l'analyse et finalement l'encodage des résultats", précise GSK.

Dès le 1er janvier 2021, le site de Rixensart sera par ailleurs dirigé par Jamila Louahed, actuellement vice-présidente et responsable de la recherche et du développement des vaccins chez GSK. "C'est une profonde fierté de prendre la direction de ce site historique qui a déjà contribué à la recherche et au développement de nombreux vaccins utilisés à travers le monde", a souligné la nouvelle directrice.

La semaine dernière, les laboratoires français Sanofi et britannique GSK ont annoncé que leur vaccin contre le Covid-19 ne serait prêt que fin 2021, après des résultats moins bons qu'espéré des premiers essais cliniques.

"La renommée de la biopharmacie belge" confirmée

L'annonce d'investissement du groupe GSK sur son site belge confirme "la renommée de la (bio)pharmacie belge", a réagi l'organisation sectorielle Essenscia Wallonie. Cet investissement confirme aussi "l'importance stratégique mondiale de notre pays dans la recherche et le développement de vaccins". 

L'organisation demande aux autorités de continuer à apporter un soutien maximal à l'innovation. "La recherche et développement est cruciale pour poursuivre le développement de nouveaux traitements, vaccins, diagnostics, et ainsi accroître notre qualité et espérance de vie. Il est également nécessaire de soutenir la ré-industrialisation pour que ces innovations soient produites dans notre pays", souligne encore la Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie.

En Belgique, le secteur chimique et pharmaceutique compte plus de 11 000 collaborateurs actifs dans la recherche et développement. Sur la seule année 2020, le secteur wallon de la chimie et des sciences de la vie a ouvert plus de 2 000 postes, dont une majorité en (bio)pharmacie et 80% pour des métiers de production.