Azur. Comme un ciel bleu au-dessus de l’aéroport national ? C’est le nom de code du projet de terminal low cost que veut développer Brussels Airport company (BAC), la société gestionnaire de l’aéroport de Bruxelles-National sur son site. Dans le terminal low cost, pas de place pour le luxe, juste des services de base : design simple, pas d’escalator, ni de tapis roulant pour les passagers. Les opérations n’auront lieu que dans la journée.

Selon les détails du projet Azur dont "La Libre" a eu connaissance, les dirigeants de l’aéroport parlent d’une première phase qui ne nécessiterait pas de permis de bâtir. Il s’agit en fait des travaux d’aménagement qui ont lieu actuellement dans le bâtiment Satellite (ancien terminal intercontinental de la Sabena construit en 1973), le corridor entre celui-ci et l’ancien terminal ainsi que dans ce dernier hall, érigé à l’occasion de l’Exposition universelle de 1958. Les travaux aboutiront à l’aménagement de quatre "gates" d’embarquement le long du corridor dont deux flexibles (passagers Schengen et non Schengen). Le couloir abritera également des postes de contrôle de passeport pour les passagers partants. Le bâtiment Satellite affichera deux portes d’embarquement (une pour les passagers Schengen et la seconde pour les passagers non-Schengen).

Ancien hall : 12 comptoirs

Au total, les dirigeants entendent aménager douze comptoirs de Check-in et quatre portes d’accès et de "screening" dans l’ancien terminal et ce, dans le cadre des travaux de la phase 1. Il abritera également des boutiques et des espaces en "self-service" pour la restauration (food and brewery). Sans oublier une aire d’attente. La distance du check-in à l’avion est fixée, dans la phase intermédiaire à 550 mètres. L’objectif de tous ces aménagements est de disposer, dit Brussels Airport, d’une infrastructure présentant une capacité annuelle de 2,5 millions de passagers, "comparable à celle de l’ancien terminal de Charleroi Airport. La demande est basée sur un nombre actuel de passagers de vols low cost de 1,5 million de passagers", lit-on dans le document "Projet Azur phase 1" où les dirigeants précisent tenir compte d’une capacité potentielle future de 2,7 millions de passagers. Le document confirme qu’il n’y aura pas de facilités de transfert dans le terminal low cost. Les dirigeants de Brussels Airport indiquent que le projet low cost répond à un objectif de différenciation de son offre sur le tarmac bruxellois.

Temps de rotation court

Les dirigeants entendent garantir aux compagnies aériennes un temps de rotation court (environ 20 minutes, nous dit-on), des prix bas pour les services d’assistance au sol et des taxes aéroportuaires "low cost". Concernant ce dernier point, ils indiquent dans le document "projet Azur" que les taxes aéroportuaires seront réduites d’environ 6 euros par passager partant par rapport au tarif pratiqué dans le terminal classique. Pour rappel, les taxes aéroportuaires s’élèvent à environ 25 euros.