HEMA a conclu un accord avec ses créanciers sur la réduction de ses dettes, annonce lundi la société néerlandaise de vente au détail, également présente en Belgique.

Un groupe de détenteurs d'obligations recevront toutes les actions de l'entreprise en échange de la réduction de la dette, qui grâce à cet accord, sera réduite de 450 millions d'euros, passant de 750 à 300 millions d'euros. La chaîne retrouvera en conséquence une structure financière saine et une marge de manœuvre suffisante pour investir dans l'avenir de l'entreprise, affirme-t-elle dans un communiqué de presse.

Il y a quelque temps, les créanciers avaient fait une proposition de reprise de HEMA en échange de l'abandon d'une partie de leurs créances. L'homme d'affaires Marcel Boekhoorn, qui avait repris l'enseigne en 2018, n'avait pas voulu renoncer à son contrôle et avait décidé de faire une contre-offre, mais n'a pas pu trouver d'accord avec les créanciers. HEMA a alors décidé de poursuivre ses propres négociations avec ces derniers afin de sauver l'entreprise. Marcel Boekhoorn est dès lors mis hors jeu par cette manoeuvre.

Grâce à l'accord conclu avec les créanciers, la charge d'intérêts de la société sera réduite de 20 millions d'euros par an, pour atteindre environ 30 millions d'euros. En outre, la trésorerie de HEMA sera renforcée par l'émission d'un nouvel emprunt obligataire de 42 millions d'euros.

La montagne de dettes de HEMA était devenue insoutenable au fil du temps, et la crise du coronavirus avait rendu une solution plus urgente encore. Pour l'ensemble de l'année, l'entreprise prévoit ainsi une baisse du chiffre d'affaires de 12,6%. En outre, le résultat d'exploitation devrait être inférieur de près de 57%.

Si les créanciers sont en mesure de mener à bien la transaction, un plan stratégique sera accéléré. Cela inclut l'optimisation des prix et des coûts, la croissance accélérée du commerce électronique, des partenariats avec les supermarchés et l'exploitation de nouveaux marchés.