La liquidation du Holding coûtera 265 millions d'euros à la Flandre. L'exécutif flamand n'a pas encore décidé comment il compensera cette dépense. Un accord est intervenu organisant la liquidation du Holding communal. En vertu de cet accord, les gouvernements fédéral et régionaux prennent à leur compte une partie de la perte encourue. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles perdent au total 450 millions d'euros via l'activation de la garantie qu'elles avaient offerte au Holding et 120 millions d'euros en obligations à court terme. Pour la Flandre, la facture est de 265 millions d'euros.

Mercredi, le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V) souhaitait savoir dans quelle mesure l'opération serait intégrée dans le budget de l'année prochaine. Le ministre-président Kris Peeters lui a répondu que le gouvernement avait décidé de l'intégrer au budget 2011. Quelque 40 millions d'euros de billets de trésorerie sont considérés comme perdus et devront être compensés. En ce qui concerne les 225 millions de la Flandre, l'équipe Peeters examinera si elle ne peut pas récupérer une partie des prêts du Holding.

Le MR réclame des auditions au parlement wallon

Le MR a réclamé mercredi la tenue d'auditions au parlement wallon sur le Holding Communal et n'exclut pas de demander la création d'une Commission d'enquête. Selon le député Jean-Luc Crucke, trop de questions demeurent ouvertes dans ce dossier. M. Crucke a fait le compte des diverses déclarations de certains protagnistes du dossier, notamment le ministre du Budget, André Antoine. Il a aussi fait état d'un élément qui n'a pas été communiqué, à savoir la signature par M. Antoine et le ministre-président Rudy Demotte d'une lettre de confort à l'intention du Holding pour un montant de 160 millions d'euros.

Le MR a également exhorté le gouvernement à engager rapidement un débat sur la façon de stabiliser et de pérenniser les finances communales, sans recourir à des opérations spéculatives comme l'achat d'actions. "Si vous ne le faites pas, vous faites jouer aux communes un rôle qu'elles n'ont pas à jouer", a souligné M. Crucke.