Les résultats décevants du numéro un mondial de l'informatique IBM ont laissé augurer d'autres mauvaises surprises en cette saison des résultats, et entraîné une vague de ventes paniques sur les Bourses.

L'américain IBM a annoncé jeudi une hausse de 2,9 pc de son bénéfice net au 1er trimestre 2005, à 1,4 milliard de dollars, mais il a surtout fait part de «difficultés» dans certains pays, ce qui a inquiété les investisseurs. «IBM a vraiment été un déclencheur de ces baisses des Bourses», indique un gérant chez Sarasin Expertise Asset.

«On commence à avoir peur des résultats que vont nous annoncer les sociétés américaines, et surtout leurs perspectives, qui ne sont apparemment pas aussi florissantes qu'on aurait pu le croire», selon lui. «Les baisses en Europe sont un peu plus fortes qu'aux Etats-Unis parce que les Bourses européennes ont progressé plus rapidement que Wall Street depuis le début de l'année (entre +3 et +6 pc en moyenne alors que le DJIA marque un recul)».

Une correction des marchés s'imposait donc. D'autant plus que les principales places financières étaient arrivées à résister aux signaux négatifs de ces dernières semaines: hausse des prix du brut, craintes inflationnistes et accélération éventuelle du rythme du resserrement de la politique monétaire.

La stabilisation des cours euro/dollar a permis de contrebalancer ces facteurs, ainsi que l'idée que les valorisations des actions, en particulier en Europe, sont faibles, et autorise une hausse.

La relance du thème des consolidations est aussi un facteur de soutien.

La nouvelle de trop

Mais les Etats-Unis ont encore déversé des statistiques décevantes cette semaine (un déficit commercial en février record et au-dessus des attentes, mais aussi des ventes de détail moins bonnes que prévu), et l'annonce d'IBM a été la nouvelle de trop.

Le secteur technologique a pâti en premier de cette annonce.

Capgemini cédait 3,64 pc à 24,86 euros, STMicroelectronics 3,66 pc à 11,86 euros, Getronics 2,82 pc à 1,38 euro ou SAP 2,18 pc à 116,16 euros.

A New York, l'action de IBM cédait plus de 6 pc.

Sur le plus long terme, la maison de courtage Global Equities se montre néanmoins confiante. Elle table sur une hausse de 10,15 pc du Nikkei en 2005, de 8 pc pour le DJIA.

© La Libre Belgique 2005