Chez Microsoft Belgique, on suit évidemment les développements de ce marché. Pourquoi avoir sorti une version d'Internet Explorer après 5 ans sans réelle nouveauté sur ce produit? "Principalement pour des raisons de sécurité parce que les menaces sont de plus en plus importantes et que le browser est le point d'entrée le plus aisé...", nous explique Christophe Van Mollekot, responsable marketing chez Microsoft à Bruxelles.

Il est vrai qu'un des axes stratégiques de Microsoft est le service en ligne, et même la mise à disposition de programmes en ligne au travers de son interface "Live" qui nécessite l'utilisation d'un navigateur. Les revenus éventuels liés à d'autres moteurs de recherche ne sont apparemment pas à l'ordre du jour.

IE 7.0 est-il gratuit? "Oui, mais il nécessite de disposer sur la machine d'une version officielle de Windows XP Service Pack 2. Nous avons prévu à ce propos une procédure de régularisation aisée de copies non officielles récupérées notamment lors de l'achat d'un PC d'occasion", nous explique encore Christophe Van Mollekot. Gratuit? Ça se discute. Cela étant, à l'exception des entreprises qui vont bénéficier d'un sursis, les utilisateurs de Windows XP, si ce n'est déjà fait, vont recevoir un avis de "mise à jour critique" de leur navigateur IE.

Bill se déplace à Bruxelles

Un chiffre estimé du nombre de téléchargements? On n'est pas très chaud pour diffuser ce chiffre chez Microsoft, mais on rappelle que la plupart des utilisateurs d'IE devraient passer à la nouvelle version. Et puis, IE 7.0 fera aussi partie intégrante de Vista, l'OS appelé à succéder à Windows XP, lancé... ce mois-ci sous la forme de d'OS intégré sur les machines neuves. Ce n'est pas pour cela que Bill Gates est venu en personne à Bruxelles cette semaine, mais ça aide.

On peut donc estimer, selon Microsoft, à quelque 90 pc des utilisateurs de PC (en Belgique) les utilisateurs potentiels d'IE 7.0. Un ordre de grandeur qui correspond aux estimations des observateurs du marché qui accordent 80 pc de parts de marché à Internet Explorer, 20 pc à Firefox, puis, dans un mouchoir, Safari, Opera (récemment passé à la gratuité) et... des clones de Firefox reprenant le moteur de ce dernier.