Au lendemain de l'interview au quotidien néerlandais Het Financieele Dagblad de Michiel Wittevien, le CEO du holding Blokker, où il révélait l'intention de la famille Blokker de vendre quasiment toutes ses parts du groupe à des acheteurs extérieurs, la direction de Blokker Belgique a rencontré les syndicats ce mardi.

Le personnel belge de Blokker et ses représentants syndicaux avaient dès lundi manifesté de vives craintes quant à une nouvelle restructuration de l'enseigne, après celle annoncée le 7 février 2017, qui avait conduit à la fermeture de 63 magasins en Belgique et à la suppression de 230 emplois.

Ces craintes étaient plutôt fondées puisque, à bonne source, on apprend que Rob Schuyt, le CEO de Blokker Belgique, leur a fait savoir que "des fermetures individuelles de magasins" auront lieu, sans qu'un calendrier soit communiqué ni même les noms des magasins concernés. Il s'agirait toutefois de ceux dont le chiffre d'affaires est en berne et qui sont mal localisés.

25 magasins potentiellement concernés

A ce propos d'ailleurs, la direction envisage la relocalisation de 25 magasins Blokker belges.

Précisons que les travailleurs de Blokker sont protégés contre un licenciement collectif car la convention signée entre direction et syndicats lors de la restructuration de 2017 interdit à l'entreprise de lancer une procédure Renault jusqu'en juin-juillet 2020.

Le management a également indiqué qu'environ la moitié des magasins seraient rénovés l'an prochain, selon le plan stratégique du groupe qui souhaite considérablement enrichir la gamme de produits en rayons et moderniser ses magasins. De nouveau, aucune autre précision n'a été apportée.

Quant au financement de Blokker Belgique par la maison-mère néerlandaise, il reste très incertain. Jusqu'au 26 janvier 2019, il est garanti. Les actionnaires se pencheront sur la question des futurs investissements après cette date. La poursuite ou non du plan de transformation des magasins dépendra de leur décision.

Nous avons contacté Vicky Hendrick, permanente CGSLB qui a assisté à la réunion avec la direction, pour recouper ces informations. La syndicaliste les confirme et ajoute: "C'était une réunion assez décevante car nous n'avons pas obtenu d'informations très nouvelles par rapport à ce que nous avions appris lundi. Le personnel belge est très inquiet car nous n'avons pas d'informations concrètes sur les intentions précises de Blokker et sur son calendrier".