InBev a annoncé mercredi, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, la suppression de 232 emplois. Celles-ci concernent aussi bien la production que les services de vente, de distribution et de soutien, a indiqué le groupe brassicole dans un communiqué.

Cette restructuration intervient «suite à la finalisation d'une étude portant sur l'efficacité des activités (d'InBev) et de ses opérations en Belgique », explique le communiqué.

Cette étude «montre que la capacité totale des quatre brasseries belges dépasse les besoins réels », affirme InBev, qui envisage donc de rationaliser leur fonctionnement et de transférer certaines activités d'un site à l'autre.

Ainsi, les activités de brassage et de mise en fût de la brasserie de Hoegaarden seraient transférées à Jupille, tandis que ses activités de mise en bouteille iraient à Altenaken.

Les activités de mise en fût et en bouteille de Belle-Vue à Sint-Pieters-Leeuw pourraient de la même manière passer à Jupille et Louvain. Quant aux activités du site de Molenbeek (maturation du lambic en fûts de chêne), elles pourraient partir pour Sint-Pieters-Leeuw.

InBev entend par ailleurs accélérer la réduction de ses activités de transport, dont le principe avait déjà été décidé. Les services de marketing, vente et distribution seront également touchés par la réorganisation.

L'ensemble de ces mesures «concernerait au maximum 232 emplois », sur les 2.898 que compte InBev en Belgique. Le groupe espère également «pouvoir éviter 67 licenciements par le transfert de certains employés vers des fonbctions au sein de la nouvelle organisation ».

InBev produit notamment la Jupiler, la Stella Artois, Hoegaarden, Beck's et Leffe.