«Un vent nouveau va souffler avec l'arrivée de Carlos Brito à la tête d'InBev», a déclaré mardi Pierre-Jean Everaert, président du conseil d'administration d'InBev, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes. L'organisation des ventes du groupe brassicole devrait radicalement changer dans les années à venir.

«M. Brito travaille habituellement sur le marché brésilien, en croissance, où Ambev vend immédiatement ses produits aux points de vente, sans passer par l'intermédiaire des grossistes. De la sorte, des marges plus élevées peuvent être atteintes», a précisé Pierre-Jean Everaert. Sans donner beaucoup plus de détails, le président du conseil d'administration d'InBev a expliqué que cette manière de faire allait s'étendre aux différents marchés d'InBev.

Afin de tenter de freiner la baisse de la consommation de bière dans les marchés traditionnels, InBev va se lancer dans la publicité là où se trouvent ses clients, soit dans les bars et dans les cafés.

Pour M. Everaert, il est exagéré de dire que les Brésiliens prennent de plus en plus de pouvoir au sein d'InBev. «Pour 67 pc, la société se trouve, directement ou indirectement, dans les mains des actionnaires familiaux. En 2004, ils ont signé un accord prévoyant qu'ils s'occupent de bière durant encore au moins vingt ans et l'arrivée d'un nouveau CEO à la tête du groupe ne changera rien à cela. La nationalité de la personne n'a pas d'importance s'il s'agit de la bonne personne à la bonne place».

L'intention d'InBev est de devenir le «meilleur» brasseur du monde. «Carlos Brito est la bonne personne pour relever ce défi. Son passé sur le marché brésilien prouve qu'il est capable de garder des parts de marché élevées, d'augmenter les marges et de réduire les coûts». M. Everart n'a pas voulu se prononcer sur le contrat qui lie M. Brito à InBev et il n'a rien dit quant aux raisons du départ de John Brock, le prédécesseur de Carlos Brito.

Sous la direction de la nouvelle équipe, InBev continuera de porter son attention sur des reprises éventuelles. «Nous n'avons pas perdu notre faim de reprises et nous disposons de suffisamment de moyens financiers. Nous allons orienter nos reprises en faisant attention à l'équilibre entre les différents marchés sur lesquels InBev est présent».