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La banque néerlandaise ING a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 0,6% au deuxième trimestre pour s'établir à 1,44 milliard d'euros, grâce à une augmentation de sa base clientèle et de ses activités de prêts. Le chiffre d'affaires s'est lui établi à 3,47 milliards d'euros, soit une hausse de 0,8% par rapport à la même période l'an dernier, a indiqué le groupe dans un communiqué.

La banque a profité d'une "solide dynamique commerciale" au cours du deuxième trimestre: la base mondiale de clients particuliers du groupe a augmenté de 300.000 clients pour atteindre 12,9 millions.

ING a par ailleurs enregistré une croissance nette de 7,4 milliards d'euros de ses activités de prêts. L'afflux net de dépôts des clients s'élève à 11,7 milliards d'euros.

"Nous avons obtenu de bons résultats au deuxième trimestre, avec une rentabilité solide et une croissance saine des prêts et des dépôts", a déclaré le PDG du groupe Ralph Hamers, cité dans le communiqué. "Des volumes plus importants et des marges sur prêt résilientes ont soutenu les revenus malgré la persistance d'un contexte de bas taux d'intérêt", a-t-il ajouté, prévoyant que dans un futur proche, ce climat mettrait toutefois "sous pression" le bénéfice net.

Le retour sur fonds propres (ROE) sous-jacent a lui atteint 10,8%, et le ratio de fonds propres durs (Tiers 1) est resté stable, à 14,5%.

L'année 2018 d'ING avait été marquée par le versement d'une lourde amende de 775 millions d'euros visant à régler avec les autorités néerlandaises une affaire de blanchiment d'argent.

A la suite de ce scandale, ayant coûté la tête du directeur financier, la banque avait lancé un programme d'amélioration global intitulé "Connaître votre client". Plus de 2.500 employés travaillent désormais à temps plein sur ce programme, qui vise notamment à améliorer la gestion des risques du groupe, a-t-il précisé.

ING a également indiqué avoir commencé à évaluer les risques comportementaux en interne.