Il y avait eu les "choses excitantes" promises par Ralph Hamers, le CEO du groupe ING, à la veille de l’annonce de la restructuration de la banque. Et puis aussi les déclarations de la directrice du département "Art" d’ING au "Trends", le week-end dernier : "ING fait partie des sociétés qui ont pris conscience de la nécessité du bien-être de leurs employés et pas seulement de la recherche de profits purs et durs."

Voici maintenant une sortie de Hein Knaapen, le DRH néerlandais du groupe, lundi, dans les colonnes de "Het Financieele Dagblad", qui devrait ravir le personnel d’ING. Le directeur des ressources humaines, adepte de méthodes managériales plutôt agressives, estime qu’une part importante des 52 000 collaborateurs d’ING est devenue trop dépendante de la banque en raison de conditions de travail royales, de primes de départ élevées et du système de licenciement rigide dans des pays comme la Belgique et les Pays-Bas. Pour Hein Knaapen, les employés d’ING se sont reposés sur leurs lauriers ces dernières années et ont désormais besoin de reprendre leur carrière en main. "En termes de banques et de sécurité sociale, les Belges sont encore plus conservateurs que les Néerlandais et je comprends qu’ils ne soient pas contents", dit-il, en regrettant que le marché du travail soit tellement figé. 

"En Belgique comme aux Pays-Bas, les contrats fixes sont de plus en plus protégés. Et finalement, on obtient le contraire de ce que l’on voulait. Les jeunes et les minorités sont de moins en moins engagés car il faut d’abord essayer, dans le système actuel, de se débarrasser de quelqu un." Rappelons qu’ING veut se débarrasser en Belgique de 3158 équivalents temps plein dont 1700 sous forme de licenciements secs.