On parle ici à voix basse de ce nouveau jouet high tech de Apple, au design épuré, aux fonctionnalités multiples, à la convivialité évidente. Un iPhone, ici ? Et qui fonctionne ? Oui, il fonctionne, au doigt, et presque à l’oeil. Mais en douce: l'iPhone n'est pas encore commercialisé chez nous. S'il a déjà enterré en termes de ventes, les Blackberry et les smartphone "classiques', il est quasiment introuvable ici. Et il a évidemment fallu user de quelques stratagèmes subtils pour se retrouver propriétaire d’un tel outil, objet de la convoitise de millions d’utilisateurs potentiels.

Un de nos lecteurs explique en primeur pour "La Libre", le parcours pour jouir de ce qui préfigure pour beaucoup, le téléphone de demain, outil de connectivité permanente avec les réseaux de télécommunication, internet, et... le monde. "J’ai d’abord demandé à des amis américains de procéder à quelques achats pour moi", nous explique ce fidèle lecteur qui caressait de longue date le désir de palper ce gadget inaccessible en Europe. "Il a ensuite fallu se procurer des cartes sim vierges et un graveur de cartes." Enfantin ! Donc coût en effet, 10 euros par carte, et une quarantaine d’euros pour le graveur, disponibles tous deux dans quelques magasins spécialisés à Bruxelles. Un total de 50 euros qui viennent s’ajouter aux quelque 599 dollars payés pour l’iPhone aux Etats-Unis. Soit un petit 500 euros au total. Soit encore, le prix d’un bon gsm évolué. Et ensuite ? Ensuite, on décrypte les données présentes sur une carte d’un opérateur belge, Base, en l’occurrence, et puis... on chipote. "On ne trouve pas encore les logiciels permettant de 'cracker' les iPhones, mais selon ce que j’entends, ce n’est plus qu’une question de jours. Avant la fin du mois, on devrait trouver des solutions sur internet", nous assure ce connaisseur. "Mais en ce qui nous concerne, nous avons recueillis puis assemblé les informations contenues sur la carte sim bloquée AT&T aux Etats-Unis (attention, l'appareil ne doit pas avoir été activé aux Etats-Unis...), et une carte Base normale en Belgique. Nous avons collecté les numéros 'IMSI', 'ICCID' et 'KI', des deux émetteurs, puis nous les avons réinscrites sur une nouvelle carte découpée au cutter sur un modèle vierge. En théorie, les iPhones AT&T ne sont pas utilisables ici puisqu’un accord existe aux Etats-Unis où l’opérateur doit rétrocéder une partie de ses recettes à Apple. Mais ici, le lancement en Belgique pourrait être retardé en raison du problème des ventes conjointes..."

Légale ou pas, l’utilisation de ce téléphone haut de gamme, ordinateur de poche, caméra numérique multifonctions, en Belgique ? Pas évident à définir, d’autant que l’utilisation des réseaux GSM à haut débit est payée à un fournisseur belge, et que personne n’est réellement floué. La question se posera d’ici peu, quand ces appareils feront leur arrivée en masse sur notre marché, en direct ou par la bande. En tout cas, l’appareil 'cracké' dont nous avons pu tester les fonctionnalités, ne semble souffrir d’aucune restriction.

Bien en mains, ce petit objet pas plus grand qu'une calculatrice, se commande du bout des doigts. On peut évidemment téléphoner, sur le réseau GSM, mais aussi via les réseaux Wi-Fi un peu partout. Les fonctionnalités ? On ne fera pas ici la promotion de l'engin. Mais il offre un véritable client mail, un navigateur internet rapide utilisant les différents réseaux disponibles (en toute légalité), et en gros, toutes les fonctionnalités d'un ordinateur de poche, avec même un clavier tactile, petit mais très efficace. Sans oublier la visualisation sur un écran haute définition, orientable, vertical ou horizontal, qui remet automatiquement les documents dans le bon sens. Magique ! A condition de bricoler une machine neuve...

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