Voici un nouveau gros contrat pour Jan De Nul : le port autonome de Dakar, au Sénégal, a signé, en début de semaine, un accord avec la société belge pour le dragage de "son chenal d’accès et de sa rade intérieure".

A noter que Jan De Nul ne part pas seul dans cette aventure, puisque la société s’est mise en consortium avec Eiffage Sénégal pour le projet. Le coût des travaux est estimé à plus de 18 millions d’euros, d’après Liesbeth Van der Biest, chargée de communication pour Jan De Nul.

Ils devraient débuter en octobre et durer plusieurs mois. A noter que la société belge Jan De Nul est l’un des leaders mondiaux dans ce domaine. Le projet s’annonce pourtant compliqué. "Nous sommes la troisième société qui va essayer de draguer le port. Deux autres groupes ont déjà essayé de le faire, sans succès, explique Liesbeth Van Der Biest. Le sol est très dur, peu facile à draguer".

Vu cet environnement peu favorable, Jan De Nul va envoyer l’un de ses dragueurs les plus performants au Sénégal, le Léonardo Da Vinci. "C’est un travail de dragage de 700000 m3. Mais nous avons les compétences et le matériel pour réussir", assure l’attachée de presse.

Présent partout dans le monde, le groupe Jan De Nul a déjà réalisé des opérations de dragage similaires en Afrique, notamment à Freetown (Sierra Leone), à Buchanan (Liberia) ou encore à Douala (Cameroun).

"Mais nous n’avons pas d’autres projets sur le continent noir pour le moment", explique Liesbeth Van Der Biest. Côté africain, on mise énormément sur ce projet. "La réussite de l’opération permettra au port de Dakar d’être plus compétitif et d’accueillir les plus grands bateaux du monde", explique l’un des responsables du port au quotidien sénégalais "Le Soleil".