L'actuel numéro trois mondial des cigarettes, Japan Tobacco, prévoit une vaste réorganisation de ses fonctions administratives (hors Japon) qui devrait affecter 3720 salariés, soit 6% du total de ses effectifs, a confirmé mardi à l'AFP un porte-parole du groupe. 

Sa division internationale JTI compte recentrer ses activités de services sur trois sites: Varsovie (Pologne), Saint-Pétersbourg (Russie) et Manille aux Philippines, a indiqué ce porte-parole dans un courriel à l'AFP.

"Malheureusement, cette proposition risque d'affecter nos centres de services existants à Manchester au Royaume-Uni et à Kuala Lumpur en Malaisie dans les deux prochaines années", selon la même source.

Japan Tobacco a également confirmé que près de 270 réductions de postes étaient prévues au siège de JTI à Genève (Suisse), qui compte actuellement quelque 1100 salariés.

Au total, "3720 employés seront affectés" par l'ensemble de ces mesures "dans les trois prochaines années", a encore ajouté le porte-parole, sans pouvoir préciser la forme que pourrait prendre ces réductions d'effectifs.

Dans le même temps, le groupe prévoit de créer 1300 nouveaux postes dans ses centres de services maintenus et renforcés, a-t-il souligné.

Concurrencé par la cigarette électronique

Fabricant et vendeur de plusieurs grandes marques mondiales de cigarettes (Camel, Winston, Mevius), Japan Tobacco souffre de la concurrente croissante des cigarettes électroniques, tandis que son propre produit alternatif, le vaporisateur de tabac Ploom Tech, connaît pour l'heure un succès mitigé.

Le groupe pourrait aussi être menacé en cas de remariage entre les géants américains du tabac Philip Morris International et Altria, qui ont confirmé fin août être en pourparlers pour unir leurs forces face au déclin inexorable du tabac dans le monde, après s'être séparés il y a une dizaine d'années.