En octobre dernier, une rumeur insistante annonçait Jean-Paul Philippot en partance pour France Médias, le futur holding qui doit rassembler France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (France 24, RFI…) et l’INA. Autant dire un immense paquebot. Mais tant le service public belge que l’intéressé avaient rapidement balayé ces bruits de couloir, argumentant qu’il n’y avait pas de candidature puisque le holding n’existait pas encore et que Jean-Paul Philippot se consacrait uniquement à la RTBF.

Cependant, dans un article daté de ce jeudi 9 juillet, Le Point revient à la charge. Le nom du patron de la RTBF est à nouveau cité, non plus pour prendre les commandes du fameux holding, projet qui, en raison du coronavirus, a été repoussé à plus tard, mais pour empoigner les manettes de France Télévisions. Il réfléchirait, indique l’hebdomadaire français, à se porter candidat pour succéder à Delphine Ernotte dont le mandat vient à échéance à la fin du mois d’août. Le Point souligne que Jean-Paul Philippot a “réformé avec brio le groupe (la RTBF, NdlR.), dont les chaînes et les radios sont en tête des audiences en Belgique et qui a été bénéficiaire en 2019.” Il n’exclurait pas d’envoyer sa candidature au dernier moment, dit-on, le délai étant fixé à ce vendredi 10 juillet à minuit.

À la RTBF pour six ans de plus

Toujours d’après Le Point, les hésitations de l’administrateur-délégué de la RTBF seraient liées au fait qu’il vient d’être reconduit dans ses fonctions boulevard Reyers. Il est vrai que début février, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles lui a accordé un quatrième mandat six ans à la tête du service public, au terme d’un avis positif unanime quant à son bilan. Mais on se souvient aussi que cette décision est intervenue après plusieurs semaines de polémique autour du salaire du patron de la RTBF. Ce dernier avait d’ailleurs été instamment prié par ce même gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de rembourser un trop perçu de 60 000 euros.

Ce couac aurait-il eu plus de conséquences qu’on ne l’imagine ? Verdict le 15 juillet. C’est à cette date que seront connus les noms des prétendants à la succession de Delphine Ernotte qui reste la favorite pour rempiler dans ses fonctions.