entretien

Jet Airways en a surpris plus d'un en plaçant son hub européen à Bruxelles. Explications.

Quelles sont les ambitions de Jet Airways à Bruxelles-National ?

Notre objectif dans les deux ans est d'étendre la présence de la compagnie aérienne à l'international, notamment en reliant l'Inde aux Etats-Unis et au Canada. Dans cette stratégie, l'aéroport de Bruxelles-National est une pièce maîtresse. Nous venons d'introduire deux vagues de destinations, notamment Bombay, New York (Newark), Toronto et New Delhi qui passent toutes par l'aéroport national. C'est aussi dans cette optique que nous avons décidé d'installer notre hub continental européen à Bruxelles avec l'objectif d'y drainer un million de passagers. L'ambition à terme est d'avoir cinq points d'origine ou de destination en Inde, quatre aux Etats-Unis et un au Canada via Bruxelles. Notre ambition est de devenir la compagnie long courrier de la Belgique, car quand toutes les initiatives seront mises en place, nous aurons cinq vols par jour vers l'Inde, cinq vers les Etats-Unis et le Canada, soit dix vols quotidiens long-courriers au départ de Bruxelles; ça remplace les avions de la Sabena. Avec notre partenaire Brussels Airlines qui, en long-courrier, se concentre sur l'Afrique, nous aurons une très bonne complémentarité de réseaux.

Dans un délai de combien de temps comptez-vous atteindre le million de passagers à Bruxelles ?

Notre plan d'introduction des destinations s'étalait sur un an et demi, mais nous accélérons un peu le mouvement, puisque nous avons déjà lancé deux vagues de destinations. Le 29 octobre, nous relierons Madras-Chennai à New York (JFK) via Bruxelles. Et à l'avenir, probablement en février 2008, nous ajouterons Bangalore et Ahmedabad en Inde vers Chicago et Los Angeles toujours en passant par Bruxelles. Tous les avions arrivant pratiquement en même temps à Bruxelles pour partir en même temps vers les Etats-Unis et le Canada permettent de démultiplier l'offre de destination au départ d'un même point d'origine. A titre d'exemple, un passager qui embarque à Delhi et qui ferait normalement Delhi-Bruxelles-Toronto, comme son avion arrive en même temps que les autres avions qui repartent vers Chicago, New York (Newark, JFK), Los Angeles ou Toronto, il peut choisir son vol. Nous créons ainsi un système de cross connecting via Bruxelles. Parallèlement à ces développements à Bruxelles, nous avons un autre plan d'extension des activités vers l'Asie du Sud où on remplace des Boeing 737 qui volent vers Singapour, Kuala Lumpur par des Airbus A330. Nous allons aussi augmenter la fréquence sur Bangkok, puis créer un vol Bombay-Shangaï-San Francisco. Il est également prévu d'ouvrir une ligne directe de l'Inde vers Nairobi et Johannesbourg dans un an ou un an et demi.

Pourquoi avoir choisi Bruxelles ?

Après avoir étudié différentes plates-formes, Bruxelles est rapidement apparu comme le meilleur choix. C'est un aéroport non congestionné et de taille relativement humaine. Depuis la faillite de la Sabena en 2001, l'aéroport était construit pour traiter trente millions de passagers et en a aujourd'hui seize millions; c'est l'une des raisons pour lesquelles on a décidé de développer notre hub à Bruxelles. Avec les dirigeants de l'aéroport, notre partenaire Brussels Airlines, nous avons la ferme intention d'offrir le meilleur service et la meilleure expérience de transit qu'on pourra trouver à l'avenir en Europe. Notre objectif est d'être dans le top 5 des compagnies aériennes dans le monde au niveau de la qualité. Actuellement, nous avons un taux de remplissage de nos avions de 69 pc.