La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé mercredi avoir dégagé un bénéfice net de 14,3 milliards de dollars au premier trimestre, alimenté par la réduction des importantes réserves mises de côté depuis le début de la pandémie et par la performance de la banque d'affaires.

Le groupe a diminué ses réserves de 5,2 milliards de dollars sur la période alors qu'il avait l'an dernier à la même époque mis de côté 6,8 milliards pour faire face aux éventuels impayés de ses clients, détaille un communiqué.

Mais les particuliers et de nombreuses entreprises ayant été entre autres soutenus par les aides des autorités américaines, les faillites sont finalement restées limitées.

Mettant en avant "une économie s'améliorant rapidement", le patron de JPMorgan Chase a estimé dans le communiqué que les 26 milliards de dollars de réserves que la banque a encore de côté "sont appropriées et prudentes".

"Avec toutes les dépenses de relance, les dépenses d'infrastructure potentielles, la poursuite de l'assouplissement quantitatif (mené par la banque centrale), l'état de santé financier des consommateurs et des entreprises et l'euphorie autour de la fin potentielle de la pandémie, nous pensons que l'économie a un potentiel de croissance extrêmement robuste sur plusieurs années", a-t-il aussi estimé.

La banque d'investissement tire JPMorgan vers le haut

La première banque américaine en terme d'actifs a enregistré un chiffre d'affaires total de 33,12 milliards de dollars, en hausse de 14%.

Les revenus tirés de la banque de détail ont diminué de 6 %, avec des clients ayant plus d'argent sur leur compte courant. Les prêts pour des achats immobiliers ont augmenté mais ceux pour les cartes de crédit et les achats de voiture ont reculé. "La demande pour les prêts reste timide", a reconnu M. Dimon.

Les revenus tirés de la banque d'affaires ont, eux, bondi de 46 %.

Tirés par les frais versés aux banquiers d'investissement, qui conseillent les entreprises pour leurs opérations de fusions-acquisitions ou sur leur introduction en Bourse par exemple, les revenus de la banque d'investissement ont explosé de 70 %. Ceux dégagés par les activités sur les marchés ont augmenté de 37%.

L'activité de gestion d'actifs et de fortunes a vu son chiffre d'affaires augmenter de 20 %. Entraîné par la bonne santé des marchés financiers et un afflux d'argent à investir, le montant des actifs gérés par la banque a augmenté de 28 %.

L'action de la banque reculait de 0,5% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse de New York.

Son bénéfice par action hors élément exceptionnel, la référence à Wall Street, s'est affiché à 4,50 dollars, soit bien plus que les 3,10 dollars attendus par les analystes.