Le groupe KBC a bien résisté à la crise des crédits hypothécaires à risque (subprime), dont l'impact a été "très limité" au troisième trimestre, a-t-il assuré vendredi dans le cadre de la publication de ses résultats.

Le bénéfice net a baissé de 41 pc sur un an à 639 millions d'euros, mais il avait été gonflé par quelque 500 millions d'euros de recettes exceptionnelles de cession l'an passé.

Hors exceptionnels, il a augmenté de 5 pc à 601 millions d'euros. Ce chiffre est de 2 pc supérieur au consensus des analystes. Petit bémol selon certains analystes : les résultats des activités en Europe centrale et orientale sont en deçà des attentes (117 millions d'euros au lieu de 138 millions).

Après avoir ouvert en hausse, l'action a clôturé à 88,33 euros, en baisse de 0,42 pc. Elle a pâti en fin de séance du courant vendeur qui a touché tout le secteur bancaire.

Politique très prudente

Le troisième trimestre est traditionnellement le plus faible de l'année pour la banque. "L'impact des adversités sur les marchés financiers au troisième trimestre a été limité", selon les déclarations du patron du groupe, André Bergen, reprises dans le communiqué.

La KBC insiste, dans son communiqué, sur sa politique traditionnellement "très prudente" en matière d'investissement. Les "CDO" (obligations adossées à des actifs du type subprime) n'ont pas nécessité de dépréciations. La banque a juste comptabilisé un montant de -39 millions d'euros lié à une adaptation aux valorisations du marché de certains actifs. Au pire des cas, les défauts de paiement devraient entraîner une perte de 29 millions d'euros.

"Les activités de négoce sur les marchés des capitaux ont été réduites, encore que la contribution de nos opérations de banque d'investissement au bénéfice du groupe n'ait accusé qu'un recul de 5 pc par rapport au chiffre de l'année dernière", souligne encore le communiqué.

Le groupe préfère ne pas donner d'indication pour le quatrième trimestre. Il se montre néanmoins rassurant. "Nous pouvons cependant confirmer que le quatrième trimestre a démarré sous des auspices très favorables. De plus, nous nous sommes fixé plusieurs objectifs financiers à moyen terme et les zones de turbulences passagères sur les marchés ne constituent pas vraiment une menace pour nos objectifs", souligne le communiqué.