Il est important d'assurer l'avenir de Brussels Airlines, a insisté mardi Arnaud Feist, le patron de Brussels Airport, devant la commission Mobilité et Affaires sociales de la Chambre. 

"Nous avons besoin d'un transporteur national fort au sein d'une grande alliance", a-t-il souligné. Arnaud Feist et Dieter Vranckx, son homologue au sein de la compagnie aérienne, ont évoqué devant les députés l'avenir de l'aéroport de Zaventem au lendemain de la crise du coronavirus. Le CEO de Brussels Airport a insisté sur plusieurs aspects qui sont importants à court terme, dont une Brussels Airlines forte.

"Brussels Airport est fortement lié à Brussels Airlines, qui représente 40% de notre trafic", a-t-il expliqué. "Notre aéroport en tant que plaque tournante pour Brussels Airlines au sein d'une alliance forte (la Star Alliance, ndlr) doit être sécurisé. Il faut éviter un scénario comme celui de la Sabena, prédécesseur de l'actuelle compagnie, qui avait finalement fait faillite en 2001. Nous avons perdu alors beaucoup de trafic, beaucoup de gens ont perdu leur emploi et le réseau intercontinental de Brussels Airport a presque été réduit à néant."

Lufthansa, la maison-mère allemande de Brussels Airlines, négocie actuellement avec le gouvernement fédéral une aide d'État de plusieurs centaines de millions d'euros. Ces discussions ont été mises en veilleuse ces dernières semaines mais se poursuivront dans les prochains jours maintenant que l'aide d'État en faveur de Lufthansa a été finalisée en Allemagne, a assuré Dieter Vranckx, patron de la compagnie belge. Pour rappel, le groupe aéronautique a déjà conclu des accords en Autriche et en Suisse sur le soutien à ses filiales dans ces deux pays.

Ces accords vont être examinés en profondeur et chacune des parties prenantes va sans doute être très attentive aux négociations, pense le CEO de Brussels Airlines. "Si un quatrième accord devait s'écarter énormément des trois accords existants, cela entraînerait bien sûr des tensions, non seulement entre les parties, mais aussi entre les différents pays."

Dieter Vranckx espère cependant "une certaine flexibilité des deux côtés de la table afin que nous puissions conclure les discussions cette semaine". "Et c'est vraiment important. (...) Nos liquidités ne sont pas infinies." Ce n'est pas une question de mois, mais de semaines, a-t-il mis en garde.