La société d'ingénierie logicielle Spacebel, déjà impliquée dans la mission d'observation de la stratosphère Altius, s'est vu octroyer par l'Agence spatiale européenne (ESA) un nouveau contrat a-t-elle annoncé lundi. Spacebel fournira le segment sol de gestion des données de la charge utile de ce satellite en grande partie financée par la Belgique, Cette infrastructure sol opérationnelle sera installée à Redu, en province de Luxembourg, et traitera les données produites par l'instrument de bord avant leur transmission aux différents utilisateurs.

Composant du programme européen "Earth Watch", Altius est un micro-satellite dédié à la surveillance opérationnelle des profils d'ozone stratosphérique. Il est principalement financé par la Belgique (94% du budget), a indiqué Spacebel dans un communiqué.

Lancement prévu en 2023

Cette nouvelle mission de l'ESA initiée par l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) permettra de détecter la composition de l'atmosphère et les changements de la couche d'ozone stratosphérique. En plus des émissions de gaz à effet de serre, le satellite va mesurer d'autres traces de gaz atmosphériques tels que les aérosols qui nuisent à la qualité de l'air sur Terre.

Altius apportera aussi, pour une durée minimale de trois ans, une réponse à la pénurie imminente de satellites capables de surveiller la présence des composants de notre atmosphère.

D'un point de vue technologique, Altius se distingue par une ligne de visée à l'horizon qui doit permettre d'établir des profils d'ozone avec la résolution requise. S'inscrivant dans la lignée de la famille Proba, le développement ainsi que l'exploitation du futur satellite belge iront de pair avec une optimisation des coûts.

Son lancement est programmé fin 2023 depuis le centre spatial guyanais (CSG) de Kourou, selon Spacebel, dont le siège est installé à Liège, mais qui dispose d'un bureau à Hoeilaart