Le scandale touchant la société allemande de paiements électroniques Wirecard a mené l'Allemagne à adopter une surveillance financière plus stricte. Ce mercredi, le gouvernement allemand a décidé de donner davantage de compétences aux régulateurs financiers.

Pour rappel, le scandale Wirecard avait éclaté en juin. Près de 2 milliards d'euros avaient disparu du bilan de Wirecard, montant n'avait peut-être même jamais existé. De plus, la société cotée en bourse accumulait 3,5 milliards d'euros de dette. Il s'agit d'un des plus gros cas de fraude de l'histoire moderne de l'Allemagne. Wirecard a depuis fait faillite.

Dans la foulée, le parlement allemand a lancé une commission d'enquête et le gouvernement a décidé de renforcer sa surveillance.

Ainsi, le régulateur financier Bafin va recevoir davantage de compétences pour éplucher des bilans complexes. La législation envisagée prévoit également des règles plus strictes pour les auditeurs d'entreprises. "Le projet de loi est une étape importante vers un contrôle plus strict des comptes, une réforme des audits et une action efficace contre la manipulation criminelle", a déclaré le ministre des Finances Olaf Scholz. Le projet de loi doit maintenant être examiné par le Bundestag.

Une fois le scandale révélé, des interrogations ont émergé sur l'auditeur de Wirecard, EY, qui n'a pas détecté les irrégularités. Un autre organe de contrôle officiel, APAS, n'avait également rien vu. L'un des changements prévus est qu'une entreprise de consultance ne peut pas en même temps assumer le rôle d'auditeur pour un même client.