L'Allemagne se préparait dimanche à faire face à une grève illimitée d'une partie des salariés de la première compagnie aérienne allemande Lufthansa à partir de dimanche soir, en pleines vacances d'été.

Les personnels cesseront le travail à partir de dimanche 22H00 GMT, et le mouvement touchera 11 aéroports allemands, en premier Francfort (ouest) et Hambourg (nord) mais aussi Munich (sud) et Düsseldorf (ouest). Des politiques de tous bords ont appelé à une résolution rapide du conflit, regrettant que des travailleurs prenant des congés mérités en fassent les frais.

Le personnel de cabine ne participera pas à la grève, a néanmoins assuré dimanche le syndicat de branche UFO, qui affirme représenter une majorité du personnel de cabine de la compagnie allemande. UFO exclut d'adhérer à un éventuel accord tarifaire de Verdi, car il réclame bien davantage que ce dernier, 15% contre 9,8% de hausse de salaires. Il ne faut pas s'attendre à la paralysie simultanée de tous les aéroports touchés dès lundi minuit, a prévenu vendredi Erhard Ott, qui négocie avec Lufthansa au nom du syndicat Verdi. Mais tous les aéroports concernés seront touchés pendant la semaine et il y aura "des perturbations importantes" du trafic, a-t-il ajouté.

Une consultation de 10 jours des adhérents de Verdi à cet effet s'est achevée jeudi soir, et 90,7% ont approuvé le principe d'une grève. La compagnie, qui transporte 150.000 passagers par jour, a signifié son "incompréhension" face à cette annonce, et s'est dite "prête à discuter", selon une porte-parole.

Lufthansa est en train d'élaborer un plan de secours, a déclaré la porte-parole, sans dévoiler de détails. La compagnie de chemins de fer Deutsche Bahn a indiqué pour sa part dans un communiqué être "bien préparée", en liaison avec Lufthansa, à accueillir un surplus de voyageurs. Verdi réclame une hausse des salaires de 9,8% sur un an pour les personnels au sol et volants, soit quelque 50.000 personnes qui travaillent en cabine, aux guichets, dans les services techniques ou encore pour les services de restauration. La compagnie, elle, a proposé une augmentation de 6,7% étalée sur 21 mois.