Après des années de croissance ralentie, les dépenses de l'assurance maladie augmentent à nouveau. Cette année, le déficit sera encore limité mais l'année prochaine, la croissance des dépenses, de 5,11 à 6,07 pc, sera plus élevée que la norme de croissance de 4,5 pc, écrit De Tijd mardi. De plus, ces pourcentages partent du principe qu'aucune réserve supplémentaire n'est mise de côté, alors que l'accord gouvernemental le prévoit.

Ces nouvelles données ont été présentées lundi au comité d'assurance de l'assurance maladie et représentent un nouveau coup dur pour le gouvernement Leterme. Certains nouveaux chiffres sont alarmants. Ainsi, il est question cette année d'une croissance des dépenses nominales de 13,89 pc, ce qui représente une croissance réelle de 10 pc. Mais ce chiffres a immédiatement été relativisé par les services de l'Inami.

Ce chiffre part en effet du principe que toutes les nouvelles mesures sont d'application au 1er janvier, ce qui n'est pas exact. Le chiffre compte par ailleurs les réserves comme des dépenses et prend en compte les dépenses qui proviennent de l'enregistrement obligatoire des "petits risques" pour les indépendants. En pratique, l'Inami obtient des compensations pour cela. Après toutes ces corrections, reste une croissance nominale de 7,85 pc, soit une croissance juste dans la norme.

Avec des dépenses prévues d'un montant de 20,355 milliards, on peut combler un déficit relativement faible de 60 millions d'euros. Mais en 2009, les dépenses en soins de santé ont augmenté réellement de 5,11 à 6,07 pc, soit plus que la norme de croissance.

De plus, ces chiffres partent du principe qu'aucune réserve supplémentaire n'est réalisée. Cependant, l'accord de gouvernement prévoit qu'un certain montant doit être affecté chaque année à un fond pour l'avenir. Les services de l'Inami avertissent que l'incertitude sur l'évolution de l'inflation rend des pronostics fiables difficiles.