Le marché des jeunes pousses ne semble pas être entravé par la crise du Covid-19. Au contraire : Start it@KBC, l'un des plus grands accélérateurs du secteur, celui du bancassureur KBC, a enregistré en 2020 un nombre record de dossiers avec de nouvelles idées d'entrepreneurs. En effet, 220 dossiers ont été comptabilisés au début de l'année et 280 au second semestre, malgré les turbulences et l'instabilité économique engendrées par la crise du coronavirus.

"Près de 50 % se portent bien, 30 % se portent même très bien, explique Lode Uytterschaut, PDG de Start it@KBC. Nous devrons attendre de voir ce que cette année nous apportera". Start it@KBC a été créé il y a six ans afin que la grande banque puisse partager son expertise avec les entrepreneurs en démarrage. L'activité est distincte du groupe, mais reçoit les fonds nécessaires.

Johan Thijs, PDG de KBC : "avec ce projet, nous voulons aider les entrepreneurs à se développer et à avoir un impact positif concret sur la société. Les start-ups sont le moteur de l'innovation, de la création d'emplois et de la croissance économique et c'est précisément pour cette raison qu'elles sont un point positif en ces temps sombres".

"Les start-ups qui ont pu se développer ces dernières années grâce à Start it @KBC ont déjà créé plus de 2.300 nouveaux emplois", détaille Lode Uytterschaut, fondateur et CEO de l'accélérateur. "66% des plus de 1.000 start-ups que nous avons accompagnées depuis le lancement de la plateforme sont toujours actives actuellement". Start it@KBC dispose de six bureaux dans notre pays, deux en Hongrie, un en République tchèque et un à New York.

Pas besoin d'aller dans la Silicon Valley

Un autre programme, Start it X, a lui été créé il y a un an et demi dans le but d'aider les grandes organisations et entreprises dans leurs projets d'innovation. Parmi ses clients figurent le gouvernement flamand et des entreprises telles que Barco, Luminus et Agfa. "Nous avons aussi de brillantes idées dans notre propre pays, nous n'avons pas besoin d'aller dans la Silicon Valley pour les trouver", fait remarquer M. Uytterschaut. Le but du projet est également de mettre en contact des entreprises internationales avec des entreprises belges - un marché souvent ignoré mais aux nombreuses opportunités.

Pour l'instant, pas d'effet Covid-19 négatif. "En raison des fermetures, beaucoup de gens ont soudainement plus de temps pour se concentrer sur leurs propres idées de business. Des personnes talentueuses qui ont perdu leur emploi à cause du coronavirus, ont fait le grand saut et ont créé leur propre start-up. L'année dernière, 480 dossiers ont été soumis, une croissance importante", selon le PDG. Seule une partie d'entre eux (120 à 130 par an) sont sélectionnés pour bénéficier d'une aide. Cela se fait sur la base d'une idée novatrice et de la capacité de l'équipe à mettre cette idée sur le marché elle-même.

Pour l'avenir, l'accélérateur ne s'attend donc pas immédiatement à ce que le marché des start-ups s'arrête, avec ou sans Covid-19. "Il y aura toujours des entrepreneurs qui auront des opportunités. Le coronavirus rend simplement les choses un peu moins faciles, car il y a moins de 'pollinisation croisée'", conclut Lode Uytterschaut.