Le tribunal de première instance de Liège oblige l'Etat belge à respecter le contrat établi avec la firme ZenTech pour des tests de détection rapide du Covid-19, apprend-on sur le site de la RTBF. L'Etat n'avait pas respecté les échéances de son propre contrat, pour une commande de 3.650.000 tests sérologiques, sous prétexte de "changement de marché", indiquait la société.

La société ZenTech, basée dans le parc scientifique de Liège, avait développé un test sérologique de détection rapide des anticorps lgM et lgG anti-Covid19. Le gouvernement avait donc pris l'initiative de passer commande sur base de la validation scientifique du test démontrant sa qualité et effectué par le CHU de Liège.

La société liégeoise indique avoir été convoquée à une réunion en vue de revoir les termes du contrat signé trois mois plus tôt, qu'elle était ouverte à la négociation mais demandait l'exécution des échéances antérieures fixées par l'Etat et honorées par la société. Seule une demande de report de la proposition lui avait été adressée.

C'est pour cela que ZenTech avait décidé d'introduire une action devant le tribunal des référés de Liège pour que soient respectés les termes du contrat. L'Etat belge a tenté d'obtenir un report de l'affaire puis a fait état d'une qualité moindre des tests de ZenTech par rapport à d'autres tests sur le marché.

Dans la décision communiquée ce mercredi, on apprend que le juge a d'ailleurs écarté le rapport déposé en dernière minute dans lequel Sciensano remettait en question la fiabilité des tests.

L'Etat belge dispose donc désormais de cinq jours ouvrables pour communiquer une liste d'établissements où ZenTech peut livrer ses tests, sous peine d'une astreinte de 10.000 euros par jour de retard.