La faculté d’architecture de l’UCL n’existe concrètement que depuis cette année académique 2009-2010, suite à l’intégration de sa section "Ingénieurs architectes", anciennement dépendante de l’Ecole polytechnique de Louvain (Faculté d’ingénieurs), et des Instituts supérieurs d’architecture Saint-Luc de Bruxelles et de Tournai. Une collaboration inédite dans le secteur entre ingénieurs architectes, d’une part, et architectes et urbanistes, de l’autre, qui a réuni cette année de l’ordre de 1200 étudiants.

Pour remédier à un titre officiel un peu long - Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale et d’urbanisme-, l’UCL a imaginé un terme plus dynamique : Loci, version latine de "lieux". "Au pluriel", précise Isabelle Decoster, attachée de presse de l’UCL, "puisqu’il était entendu que la diversité des lieux devait perdurer afin de limiter les déplacements - et les dépenses financières. Ce sont les professeurs et non les élèves qui vont d’un site à l’autre."

Reste qu’à Bruxelles, les quelque 600 étudiants sont depuis longtemps à l’étroit. Il y a quelque mois, l’UCL s’est donc mise en chasse d’un bâtiment plus grand, de préférence localisé à proximité de l’actuel Institut Saint-Luc. C’est chose faite avec l’acquisition, récente, des anciens locaux du cabinet d’avocats Stibbe Simont, aux 47-51 de la rue Henri Wafelaerts à Saint-Gilles. Soit une surface totale de 9864m² répartie en 8758m² de bureaux et 1106 m² d’archives sur 145 emplacements de parking. Tels sont les principaux éléments du descriptif réalisé par la banque allemande Aareal Bank AG quand elle décida en décembre 2009, après deux ans de tentatives de mise en location, de mettre ce bien en vente.

Cette rentrée académique 2010-2011 s’effectuera néanmoins toujours dans les anciens locaux de Saint-Luc. C’est en septembre 2011 que les étudiants déménageront. "Nous ne devons pas réaliser de rénovation en profondeur", ajoute Isabelle Decoster, "mais des réaménagements pour répondre aux exigences académiques. S’y inscriront deux auditoires de 140 places (mais pas en pente), des salles de cours et de dessin, un hall d’exposition, une bibliothèque et une cafétéria."

"Pour les quelque 600 étudiants de Bruxelles, le bâtiment est trop grand", reconnaît-elle encore. "L’université en profitera pour effectuer d’autres aménagements ou déménagements. Un groupe de réflexion se penche d’ailleurs actuellement sur le sujet." Ce qui semble en tous les cas assuré c’est qu’il n’y aura pas un déplacement des étudiants de Louvain-la-Neuve ou de Tournai vers Bruxelles. "L’option d’éviter de faire bouger les étudiants reste de mise", confirme Isabelle Decoster.