La Commission européenne a donné jeudi son feu vert aux garanties d'Etat offertes par la France, la Belgique et le Luxembourg à la banque franco-belge Dexia, frappée par la crise financière. Ces garanties, qui atteignent au total quelque 150 milliards d'euros, avaient fait l'objet d'un accord le 9 octobre.

Cette aide "était destinée à assurer la survie du groupe, à restaurer la confiance des investisseurs et à stimuler le prêt interbancaire", commente la Commission dans son communiqué. "Compte tenu de la taille de Dexia, de ses parts de marché et de la crise financière ambiante, une éventuelle défaillance du groupe aurait engendré un risque systémique."

L'aide est approuvée pour une durée de six mois en tant que "mesure de sauvetage d'urgence", avec "une possibilité de prolongation si la crise persiste", précise la Commission. Les trois Etats membres doivent aussi fournir à Bruxelles, dans les six mois à compter de la première intervention, des plans concernant l'avenir du groupe.

Le feu vert ne couvre pas l'injection de capital de 6,4 milliards d'euros opérée fin septembre par les Etats français, belge et luxembourgeois, ni les garanties d'Etat annoncées la semaine dernière dans le cadre de la filiale américaine de Dexia, FSA.

L'UE autorise la garantie accordée par l'Etat belge

La Commission européenne a donné son feu vert jeudi à une garantie d'Etat offerte par la Belgique à la banque Fortis, frappée par la crise financière.

La Belgique avait indiqué le 5 novembre qu'elle envisageait de telles garanties, évoquant un plafond de 150 milliards d'euros.

Cette aide "est nécessaire afin d'assurer la viabilité de la banque Fortis et d'éviter ainsi que l'économie belge ne soit gravement perturbée", a commenté la Commission.

Bruxelles se félicite aussi que la garantie soit accordée contre "une rémunération adéquate" et que "la durée et la portée sont limitées à ce qui est strictement nécessaire au rétablissement du financement de Fortis".

Bruxelles examine encore séparément l'injection de capital de 11,2 milliards d'euros réalisée fin septembre par les Etats belge, néerlandais et luxembourgeois, ainsi que la cession des actifs de banque et d'assurance de Fortis en Belgique au français BNP Paribas.