Cette aide, sous forme de prêts, vient s'ajouter aux 7 milliards mis sur la table par la France le 7 mai pour assurer la survie d'Air France, avec qui le transporteur aérien néerlandais forme le groupe Air France-KLM.

Ces 3,4 milliards d'euros se décomposent en un prêt de 2,4 milliards accordé par 11 banques, dont trois néerlandaises, garanti à 90% par l'Etat néerlandais et un prêt direct de ce dernier à KLM pour 1 milliard d'euros.

"Cette garantie et ce prêt de l'État (...) fourniront à KLM les liquidités dont elle a un urgent besoin pour résister aux répercussions de la pandémie de coronavirus", a expliqué la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.

Elle souligne que "les Pays-Bas ont imposé certaines conditions à la mesure d'aide en ce qui concerne la répartition des bénéfices, les conditions de travail et la durabilité".

Avec 36.600 salariés, KLM est le deuxième employeur privé des Pays-Bas, rappelle la Commission.

La France et les Pays-Bas possèdent chacun 14% d'Air France-KLM.

Au total, le transporteur franco-néerlandais a bénéficié de 10,4 milliards d'euros d'aides de Paris et La Haye pour lui permettre de surmonter la crise.

La direction du groupe Air France a annoncé le 3 juillet en plan visant à supprimer 6.560 emplois sur 41.000 (contrats à durée indéterminé équivalents temps plein) au sein de la compagnie tricolore et 1.020 postes sur 2.420 chez Hop!, sa filiale régionale.